COSTA RICA

POURQUOI LE COSTA RICA?
Début janvier , comme tous les ans, l'envie de partir et de préparer le voyage d'été se fait vivement sentir. Faisant le tour des compagnons potentiels pour monter un projet je me retrouve vite tout seul. J'essaye alors de convaincre Patricia, ma compagne, de partir avec moi, malgré notre approche parfois différente du voyage. Après avoir pensé à l'Indonésie ( ce que je voulais faire seul paraissait compliqué à mettre en oeuvre) puis au Canaries ( mieux pour notre budget mais en Europe) je reviens à mon premier souhait ( à la suite d'un Ushuaïa Nature en décembre) : le Costa Rica. Je voulais de la forêt et de la nature. Je voulais aussi faire un peu de bénévolat , j'ai trouvé dans ce pays un petit séjour pour aider à la sauvegarde des tortues. Parfait. Patricia voulait des en plus des plages et du farniente( cela se comprend avec le peu de vacances qu'elle a). Le Costa Rica offre tout cela, et en plus est assez tranquille pour à la fois y partir seul puis en couple. C'est aussi un endroit tendance qu'il faut se dépêcher de visiter avant qu'il ne devienne un gigantesque parc d'attractions pour écotouristes.

L'EQUIPE:
Je suis donc parti tout seul les 15 premiers jours et Patricia m'a rejoint pour les 15 derniers. Un bon moyen pour moi de vivre mes aventures plus rudes et de partager de bonnes choses ensuite.

PLAN DU VOYAGE

ITINERAIRE ET ORGANISATION

J'ai passé les 15 premiers jours seul à visiter la partie nord du pays: les parcs volcaniques de Rincon de la Vieja, Arenal et Tenorio, les forêts de nuages vers Santa Elena, la péninsule de Nicoya ( Puerto Carillo, Montezuma, réserve Curu), le parc Manuel Antonio et Alajuela.
Les 15 derniers jours avec Patricia ont été consacrés au sud du pays et à la côte caraïbe:Parc national los Quetzales, Dominical,Haciend Baru, le parc national de Corcovado, Cartago, Orosi, Cahuita, Manzanillo, Puerto Viejo, Parismina pour aider à la sauvegarde des tortues et pour finir le volcan Poas.

PERIODE :Juillet-août n'est pas la meilleure saison. La saison des pluies est ici différente de celles d'Inde ou de Thaïlande. Il pleut souvent et surtout le temps est très souvent gris (voir les photos) . Aller au Costa Rica , c'est aussi passer beaucoup de temps dans la nature. Et les plages , mêmes les plus belles , perdent leur charme sous la pluie. L'avantage est bien sûr la plus grande facilité pour voyager , les bus et les hôtels étant sûrement pris d'assaut en pleine saison. Les prix étaient aussi plus bas pour nous.
Pour en savoir plus sur le climat , le site de Météo Consult.

NIVEAU :
Le pays est très touristique et dès le pied posé à l'aéroport on sait que cela va bien se passer. Il est assez aisé de voyager seul pour peu que l'on sache quelques mots en langue locale. Vraiment tout est tranquille et cela ne vaut pas la peine de passer par des organismes. Après le voyage fut quand même un peu physique. Beaucoup de marche et pour ma part 6 kg perdus en 1 mois!
On peut noter par contre la dangerosité certaine de la capitale. Vraiment pas agréable.
Voir les conseils aux voyageurs du ministère des affaires étrangères.

HEBERGEMENT ET BUDGET (2008) :
Je n'ai jamais eu de problèmes pour trouver où dormir. On peut s'en sortir pour environ 12 à 30 $ par chambre . J'ai souvent évité , à ce prix, les dortoirs. Je mangeais les casados, plats complets, pour environ 5 dollars , avec la boisson, dans les sodas.
Le plus cher sera l'entrée dans les parcs, les taxis , les bus et toutes les activités sympas...toujours payante.
Au total mon budget pour un mois est d'environ 2100 euros dont 1150 euros de billet d'avion. J'aurai peut être du rester un peu moins et plus en profiter. En tout cas c'est un pays assez cher pour tenir un mois ...comparé à d'autres bien sûr.

Le taux de change entre les Colones et l'Euro sur ce site

QUELQUES LIENS UTILES
Pour préparer et compléter ce voyage j'ai utilisé :

Quelques sites utiles:

  • les sites du Routard et du Lonely Planet et le guide bien évidemment.
  • le site A.B.M qui fourmille d'informations .
  • le siteASTOP de l'association pour sauver les tortues de Parismina pour organiser un séjour d'écotourisme.
  • le site des parcs nationaux du pays.
  • le site de l' ACTUAR qui propose de nombreuses activités basées sur le tourisme communautaire au Costa Rica.


ALAJUELA

9 JUILLET : 6H50 du matin, Patricia m'emmène sous le beau temps. Tout coule et se déroule bien et pourtant le moral n'y est pas. Depuis quelques jours ce voyage me déprime un peu. Je réagis comme un débutant, la flemme de quitter le pays, Bordeaux, ma copine, le chien…Surtout plus envie de ne pas partager les bons moments . Je pars sans excitation comme si je partais vivre au bout du monde, seul. Cela passera, j'en suis sûr. Le voyage ne met en relief que d'autres problèmes de ma vie actuelle. On a beau partir au bout du monde, cela ne peut pas remplir toute une vie. Le bonheur doit être dans les bagages sinon il n'apparaîtra pas. Dans 8 heures je suis à new York et je ne rêve même pas ! Le voyage sera sympa et tranquille. Bon repas, personne à côté et pas de turbulences. New York apparaît et là c'est le choc. Jamais vu de buildings aussi hauts …La vue de certains docks, les stades de foot US, ponts sur l'Hudson…on se croirait dans une série TV ! Vraiment la ville d'escale la plus mythique. Le passage à la douane sera long mais courtois et efficace. Impossible de se perdre, l'efficacité à l'américaine avec tous les clichés : une " Ophray Winfrey " qui dirige avec vivacité les opérations, le gros policier les mains sur les hanches, au fond, un noir qui cire les chaussures d'un new yorkais qui lit le financial Time …Les boutiques sont belles , je ne m'ennuie pas pour mes 5 heures d'escale . Problème : plus de téléphone…pas de réseau. Embêtant, je voudrais appeler la France pour partager ce moment. Je retire des sous …à un taux qui me paraît élevé. Le vol sera tranquille pour San José. Je tombe de fatigue mais aucun stress. L'aéroport est nickel, le décor est planté ,comme toujours, par l'aéroport, vitrine évidente de l'état du pays. En 2 minutes je trouve un taxi officiel qui m'amène au Maleku Hostel , à 5 min de là, à Alajuela . Je m'effondre dans mon dortoir sympa . Le moral est finalement très bon , aucun problème. Bouchons d'oreille, loup, je m'endors vers 22H.

LA FORTUNA ET L'ARENAL

10 JUILLET : Après une très bonne nuit je me réveille tranquille vers 6h30. Douche froide malgré l'original système de chauffage électrique par la pomme. Petit déjeuner solitaire en compagnie du patron sympa. Il me trouve les horaires pour La Fortuna . Je patiente en révisant mon espagnol. L'arrêt de bus est tout proche, j'y rencontre 3 français dont 2 au gros sac qui m'ignorent (cas peu rares du touriste asocial qui refuse de se voir dans un miroir au bout du monde). Un rabatteur belge tente de nous vendre son taxi. Rien n'y fait, on prendra le bus. Grâce à mon petit sac je me faufile et trouve une place assise. Les bus au Costa Rica sont pratiquement tout le temps pleins .Le trajet, dans un bus peu dépaysant, durera 4 heures et ceux qui s'attendent à un périple avec indiens en poncho et moutons sur le toit (courant en Equateur) seront déçus ici. Beaucoup d'américains, du Metallica à fond dans un Mp3, Une sonnerie " Sweet child o'mine " retentira au moins 10 fois. Les paysages sont paisibles et me rappelle les environs de Shimla en Inde…sans le dépaysement bizarrement. La Fortuna est une ville très touristique dans un cadre superbe au pied du volcan. Petit problème dans mon hôtel, le prix de la réservation par internet n'est plus le bon. Je refuse bien sûr de payer plus. J'erre ensuite en ville mais il n'y a rien à faire sinon comparer les offres des agences de voyages. J'opte sur un Lava Tour à 10$ malgré le temps menaçant mais je ne peux pas ne pas tenter de voir la lave s'écouler. Après quelques chaudes éclaircies la pluie s'abat tandis que je grignote un peu vers 16h.Je sens que je ne vais pas rester longtemps ici. Un coup au cyber puis la nuit tombe…vers 18h. Il va falloir changer ses habitudes et se lever tôt. Je n'ai qu'à attendre dans ma chambre. Vers 19H30 je démarre le Lava tour et y retrouve Alain, un français vu à Alajuela . Dans un petit van on se rend sur le versant nord du volcan , sur un petit parking sauvage situé à 1 heure de la ville. Entouré de pas mal de monde je vais passer 1 bonne heure à observer le volcan. Le sommet est assez brumeux mais la vue de la lave qui rougit les nuages et le haut du volcan est impressionnante. Ambiance Jurassic Park ou BD assurée. Même si les coulées ne sont pas à leur maximum (il paraît qu'une heure après c'était plus impressionnant) le spectacle est magnifique. Très bonne journée même si il faut, dans ce pays, beaucoup d'attente pour voir et faire quelque chose et cela n'est ici jamais gratuit.

DE La FORTUNA A SANTA ELENA

11 JUILLET : Très bonne nuit malgré le crapaud dans ma chambre. J'ai rendez vous avec Alain à 7h30 au taxi pour les cascades de La Fortuna. On y arrive les premiers sur un grand parking assez désert. Après l'achat du ticket on descend directement vers le bas de la cascade par un sentier bien entretenu mais raide dans la forêt tropicale. Nous arrivons les premiers à la cascade. Assez impressionnante et dans un super cadre . On se dépêche de profiter du site, des hordes de touristes vont bientôt arriver sur les lieux. Rapidement en effet un groupe de jeunes US arrive , flashe à tout va et file se baigner en contrebas. Drôle de vision après la plénitude des premiers instants. La remontée sera raide. Je profite d'un point de vue d'en haut puis c'est le choc . Surgissent de nulle part toilettes, shop , marchands de glace…Trop fort contraste pour moi. Le parking désert devient envahi de cars, les tee-shirts pendent aux boutiques…On rentre , à pied , au village. On croise des groupes entiers de touristes à cheval. Le trajet sur cette route goudronnée n'est pas très bucolique. Arrivé à La Fortuna, décidément trop touristique pour moi, je rends vite les clés et rejoins Alain dans un bon soda, restaurant local, face au supermarché, entouré de jeunes US. Je quitte La Fortuna pour Monteverde par van jusqu'à un lac, puis transfert en bateau depuis le barrage du lac Arenal puis van de nouveau. Le temps est maussade, je suis déçu, même si le transfert est agréable, de ne pas voir le sommet du volcan. Le lac pourrait être dans les Alpes, avec des collines tropicales en plus. Vers Monteverde le paysage change, ressemblant à des pâturages du pays basque avec ses vaches paisibles. Après 1h30 de route chaotique (pas l'Inde quand même) j'arrive à Santa Elena . J'erre un peu dans cette ville à l'ambiance un peu montagnarde . Il y a du monde mais je m'y sens mieux qu'à La Fortuna. Je réserve le premier bus de 6H30 pour la réserve de Santa Elena. Au bilan du jour : 1 cascade, de la marche et un transfert. Peu de choses d'autant plus que les journées sont courtes ici. Tout se fait avec des agences, des transports…Pour l'instant c'est assez tranquille, pas de stress mais il manque le choc culturel. J'ai commencé par la région incontournable, c'était le prix à payer .C'est dur aussi , avec les voyages qui s'accumulent, de vivre un choc à chaque fois. Pour l'instant c'est plus un " voyage vacances " ce qui est pas mal aussi. Je glande à la pension Santa Elena . toujours beaucoup d'américains et pas de français. A 20 heures, j'ai déjà envie de dormir. Très bon moral, tranquille malgré l'overdose des à côtés du tourisme de masse.

RESERVE DE SANTA ELENA

12 JUILLET : Réveil vers 6H après une très bonne nuit. Petit problème : mon chargeur de portable ne marche pas en 110 V. Je peste un peu et perds du temps …en vain. Je me présente au RDV à 6h30 et manque mon bus, à peine parti. Je suis vert et condamné à errer 2H dans la ville qui se réveille ... à la recherche d'un réveil .Je patiente et lis à la pension, entouré d'anglophones, plutôt jeunes et rastas, pas vraiment mon monde. J'arrive finalement après une vingtaine de minutes de route boueuse à la réserve de Santa Elena. Il n'y a pratiquement personne, c'est bon signe. Sans bottes, j'opte pour le plus long sentier (4,8 km). Le départ est moyen, j'entends les cris des gens s'amusant dans les arbres à Selvatura, gros complexe à 150 m plus bas. Je ne me sens pas du tout isolé. Et puis au fil de la journée je vais de plus en plus apprécier. Je suis seul, j'avance très lentement, observe, ressens…Les arbres sont magnifiques, il pleut tout le temps mais ce n'est pas gênant : bermuda, chaussure de trail, tee shirt et parfois poncho et polaire. Je croise quand même quelques personnes en tenue de haute montagne !Beaucoup de sons mais les animaux restent difficiles à observer : 2 gros oiseaux inconnus, papillons, mille-pattes puis coati, singes, pécari, colibris et un autre animal inconnu à 4 pattes qui m'a figé sur place. Je vais rajouter un second sentier puis un autre…au final 5 bonnes heures de marche. Seul dans cette forêt je prends mon pied même si je ne retrouve pas ici l'isolement de l'Equateur par exemple. De retour vers l'entrée je me risque à descendre voir 200 m plus bas à Selvatura. Et là c'est le choc, parking plein de 4x4, bus…Je vais à l'accueil et repars, dégoûté . La réserve est vide et tout le monde choisit le "parc d'attraction " . Décidément la plupart des touristes viennent ici pour s'amuser dans des parcs aseptisés. Je remonte vite à la réserve et prends un bon cappuccino, entièrement seul, face aux arbres et aux colibris. Le choc de ces deux visions du tourisme est évident. Malheureusement les intérêts financiers des parcs de jeux écraseront sûrement les simples visites de forêt pour les simples observateurs. En tout cas cette forêt me plait et me donne envie de me retrouver dans d'autres grandes forêts du monde, à lire Kipling ou Tarzan…en vieille édition bien sûr. De retour en ville je me repose un peu et pars visiter the frog pound pour observer les grenouilles vu qu'en forêt je n'en verrai sûrement que très peu. La visite est intéressante, de la petite grenouille rouge vénéneuse au crapaud taureau. Je finis la journée par un repas rapide avec tacos. Je laisse la salle commune de la pension avec sa zic rasta et ses discussions endiablées aux autres. Sans réveil, je dois me coucher tôt.

Plus de photos de la réserve de Santa Elena. Cliquer sur les photos pour agrandir et quelques indications.

PLUS DE PHOTOS DE LA RESERVE DE SANTA ELENA

VERS LE VOLCAN TENORIO

13 JUILLET : Réveil naturel vers 6H après une bonne nuit.2 ou 3 pâtisseries, un mail pour Pat et je prends le bus de 7 h pour Tilaran. Belles vues sur la vallée et les volcans au loin. Paysages paisibles, vaches, pâturages. Environ 2 heures plus tard je saute dans un bus pour Canas. Rapide mais je suis debout. J'attends une heure dans un Canas endormi (on est dimanche) et rejoins Bijagua, porte du parc du volcan Ténorio. Belles vues, la végétation change, le relief est beaucoup plus plat. Je ne sais pas trop où m'arrêter : juste un nom rio celeste lodge. Je vois un beau panneau indiquant Celeste Mountain Lodge, je n'ose pas demander l'arrêt au chauffeur, continue un peu puis descend au prochain arrêt, au milieu de nulle part. Je retourne sur mes pas, tente le stop et me retrouve vite à l'arrière d'une fourgonnette . De retour au village je tente les 3 km de montée vers le lodge et me retrouve vite tout seul sous la chaleur et en côte. J'arrive en sueur au bout du chemin. Le lodge me paraît un peu trop classe et le patron me le confirme vite : 120$ la nuit. Je suis vert, le propriétaire m'indique comment rejoindre mon lodge à environ 6 km de là par la forêt. Il est un peu tard déjà , je n'ai pas de carte mais je me lance un peu à l'aveuglette. Le trajet est un peu oppressant. Personne sauf un serpent, forêt boueuse, gués de rivières, pâturages…j'arrive à une route et prends à droite , au hasard. J'arrive enfin, naufragé, au lodge, en nage mais très heureux de cette marche hors des sentiers battus. Le pépé de l'auberge m'avouera n'avoir jamais pris mon chemin. Les quelques touristes tout propres me regardent bizarrement. Je me réanime avec une bière en discutant avec les locaux au comptoir. Je dois attendre un peu pour rejoindre mon dortoir, vide, isolé en haut d'un pré. Je suis le seul à rester dormir ce soir. J'inonde un peu ma chambre (tuyauterie défectueuse) puis attends tranquille face à la pluie , incessante. Demain cela ne va pas être simple pour rejoindre la route principale, à 10 km de là .L'ambiance sera énorme le soir au restaurant . Je suis le seul client, d'ailleurs tout est rangé. Le feu de bois fait chauffer une soupe, odeur de chalet de montagne et obscurité. Le repas sera bon , seul avec la patronne et le pépé qui nettoie. Je remonte à la frontale, seul dans mon dortoir rustique et isolé. Je m'endors avec plaisir avant 21H .

14 JUILLET : Bonne nuit. Copieux petit déjeuner (fromage local, œuf brouillés, patate, gallo pinto, toast et un très bon café). Je pars direct en poncho pour le parc Ténorio . Après environ 1 km c'est l'entrée . Presque personne . 1,5 km après je découvre la cataracte, d'un bleu irréel . J'adore et en profite pour faire un petit film pour mes élèves. Le sentier qui suit est très beau : mirador sur le volcan , flaques et lagunes bleues, végétation dense, passage de ponts en bois et baignade dans des sources bouillantes. J'adore , vraiment de grands moments de bonheur. En plus avec le soleil c'est fabuleux. Je m'écarte parfois des sentiers et profite en observant les insectes, papillons et lézards. Je me baigne seul dans des trous d'eau, c'est un petit paradis sous le soleil. De retour au lodge, je fais mon sac, la patronne m'offre un café et j'attends devant le lodge une hypothétique voiture pour m'amener à la route principale. Rien ne passe, je me décide à partir à pied . Assez vite un couple d'américain (dont le type a travaillé avec G . Clooney) me prend , je remarche puis termine dans un van remplis d'espagnols. J'étais vraiment loin de trouver seul l'hôtel hier ! J'attends 1 heure au bord de la route , au milieu des vaches, avec un vieux cow-boy tout droit sorti d'un film des frères Cohen . Je repasse par Canas puis termine à Liberia , de nuit, dans un bus bondé. Le timing fut serré mais j'arrive juste pour trouver une chambre à l'hôtel Liberia où je retrouve avec plaisir Alain, rencontré à Alajuela. On passera la soirée ensemble. Le Costa Rica est petit et on finit souvent par retrouver les mêmes personnes. Au lit assez tard après une super journée. Je trouve mon rythme et suis ici comme un poisson dans l'eau.

PARC DU VOLCAN RINCON DE LA VIEJA

15 JUILLET : Réveil à 6h. Je laisse Alain filer vers le Nicaragua et me rends avec un 4x4 de l'hôtel au volcan Rincon de la Vieja. 1 heure de route tranquille plus tard, après un péage pour traverser une propriété, nous arrivons au parc. Le temps est assez venté et sur les conseils du guide je renonce à tenter l'ascension du volcan . Je pars alors vers la cascade Garjeta , à 5 km de là. Le paysage passe d'une forêt tropicale sèche à une sorte de savane africaine avec une superbe vue au loin. La cascade est très belle et je suis seul. Le retour sera plus dur avec le soleil qui cogne (pas de chapeau ni crème) . J'enchaîne avec une pique nique solitaire dans un trou d'eau dans la rivière où je me baigne tranquille. Je prends ensuite le sentier circulaire au milieu des arbres géants( guanacaste, figuier étrangleur…) où j'aperçois de nombreux singes et des agoutis . Il y a ici de nombreuses merveilles géothermiques :lagunes oranges , mare de boue et fumerolles, odeur de soufre, cascades, ponts… J'accuse un petit coup de barre (peu dormi, peu mangé et chaleur) et cherche l'ombre. Le parc est vraiment très beau et original . Je retourne vers 17h à Libéria, retire de l'argent, envoie des news et fait une lessive qui devient urgente. Au restaurant je réfléchis longuement au programme de demain et me couche sans trop savoir. Encore une très bonne journée et un hôtel plutôt sympa .

Plus de photos des des volcans Arénal, Ténorio et Rincon de la Vieja. Cliquer sur les photos pour agrandir et quelques indications.

PLUD DE PHOTOS SUR LES PARCS DES VOLCANS

PENINSULE DE NICOYA: PUERTO CARILLO

16 JUILLET : Mauvaise nuit : chaleur , moustiques et démangeaisons aux mollets. Sans réveil je réussis à me lever vers 6h40. Ce matin je décide finalement de prendre le bus pour Nicoya. Une astuce à noter : se mettre à gauche en entrant dans le bus quand on va vers le sud le matin. J'ai cramé derrière la vitre !Pas agréable du tout. A Nicoya je change de bus pour Puerto Carillo, plage à environ 1 H de là et juste à côté de Playa Samara, soit disant la plage chic du coin. Je m'attendais à plus construit. La plage est très belle et cela ne grouille pas de touristes .Le bus me laisse en haut de Puerto Carillo. Le seul hôtel abordable du coin est fermé. Je tourne un peu sous la chaleur pour trouver une chambre sympa au Congo Real( 12000 colones quand même).Je suis en nage. Repas : casado con bistec au soda en face. Je file ensuite à la plage. Très agréable, en croissant, familiale, avec des coins rocheux. Le sable est gris mais l'ensemble est très beau et me rappelle Phuket. Je me dis "Quelle chance d'être là ! ".Je reste ici jusqu'à la pluie , vers 17h, à lire et à profiter. Je me prends un peu la tête sur le programme des prochains jours…dur car il n'y a pas de transports partout. Retour à la chambre, lessive, douche, rangement comme presque tous les jours. Coin sympa, heureux de ne rien faire, se baigner, lire…Tranquille, seul au Costa Rica sur une belle plage. En rentrant je vois un énorme crocodile dans l'estuaire de la petite rivière qui se jette dans l'océan en début de plage. La pluie s'abat sur le village, je pars manger en poncho au soda du village. Je suis le seul touriste ( les autres restent dans leur beaux hôtels) et passe une bonne soirée à manger avec les habitants devant les infos. Bonne étape.

RESERVE DE CURU

17 JUILLET : Levé après 6h et une bonne nuit. Je marche tranquille vers la plage déserte . Dommage , la lumière n'est pas très belle. J'attrape le bus de 6H30 pour Nicoya. Le trajet est paisible. Après les classiques bananes et le café con leche je me rends à Puerto Naranjo, terminal de ferry pour Puntarenas . Je continue en stop à l'arrière d'un pick up avec 3 jeunes alters pour Paquera. J'avoue que sans eux j'étais parti pour prendre le ferry .Je descends à Paquera et les laisse continuer, comme tout le monde ici , vers Montezuma ( " rasta ciudad "). Je rejoins une agence et réserve une nuit à la réserve de Curu. Je tente d'y aller en stop, me trompe de direction, puis finalement trouve un bus . A 4 km de là commence le sentier .Je me retrouve à discuter avec le gardien qui m'annonce que je suis le seul aujourd'hui. J'adore !Je marche environ 2 km dans un joli paysage (crabes partout, cri de singes) pour rejoindre ma cabina vraiment rustique mais à 50 m de la plage. Il est 15h, je mange vite un sale sandwich au poulet fumé puis file sur les sentiers. C'est assez différents des autres endroits visités : mangroves, estuaires…Moins impressionnant mais étant seul j'apprécie beaucoup. Je rencontre beaucoup de singes parfois hurleurs , biches , rongeurs inconnus . Je traverse une lagune très boueuse , remplie de crabe, en Reef. Pas très agréable, ni sain. Vers 18 heures le repas est servi sous un grand toit. Silencieux et vide . Il n'y a que moi et un américain très peu bavard qui étudie ici pour plusieurs mois. Je rentre, me balade un peu sur la plage et me délecte de ce sentiment d'isolement. L'éclairage se fait avec des panneaux solaires et je me rends compte dégoûté que j'ai perdu ma frontale. Un chien me tiendra compagnie. Seul le bruit des vagues pour m'endormir.

MONTEZUMA

18 JUILLET : Très bonne nuit malgré la chaleur étouffante. Je me lève à 7h, mange mes bananes et mon yaourt peu frais puis me rends au RDV pour le tour vers Tortuga Island. Je suis le seul et vu le temps gris je ne vois pas l'intérêt d'y aller faire du snorkeling. Je commence donc par randonner dans la réserve. Je commence par un chemin très boueux (j'y perds mes chaussures) qui me semble mener à rien. Je rebrousse chemin et pars vers un autre chemin passant par un mirador et sensé être plus difficile. En fait il l'est vraiment et la progression est vraiment difficile : toiles d'araignées partout, arbres couchés sur le chemin, pentes abruptes et glissantes. Ca pique et ça glisse. De plus je n'ai pas pris assez d'eau. Le petit chien courageux qui m'accompagne ne pourra même pas suivre sur la fin .C'est bête mais il me tenait compagnie. J'arrive à une petite plage déserte dont les bords sont recouverts de tongs et autres pollutions : vision réaliste d'un plage tropicale en milieu touristique. Je m'imagine naufragé, ce doit être horrible de survivre ici sans eau. Je rebrousse vite chemin. Le sentier est vraiment trop dur , il m'apprendra au moins combien la forêt peut être difficile à traverser et hostile . Je pense à Mike Horn, à la guerre du Vietnam …et à une bière bien fraîche devant le Tour de France. Sur le retour je m'ennuie un peu et me rends compte que j'ai sûrement vu les plus belles forêts du voyage et qu'il reste encore beaucoup de temps. J'aimerais varier mes émotions et crains que ce soit monotone. Je pense même à aller à San José voir des musées et des églises !Il me tarde aussi que Patricia arrive tout en ne sachant pas si cela va lui plaire. Il pleut, il y a des moustiques et les plages ne sont pas si merveilleuses que ça sans soleil. J'attends Montezuma avec impatience.

Je prends mes affaires et un coca dans la glacière en polystyrène à l'entrée et quitte la réserve pour la route. Le bus pour Montezuma sera presque vide, surprenant et j'apprécie ce confort. J'arrive dans l'ex enclave hippie en début d'après midi, trouve vite une chambre et me rends compte qu'il n'y a pas grand-chose à faire. C'est très touristique, peu authentique et cher car il n'y a plus ou quasiment de sodas traditionnels. J'erre dans les environs, sur les plages rocheuses. Défilé d'altermondialistes vendant leurs colliers ou bourrés, de jeunes européens et même le cliché du van définitivement arrêté ici. Il n'y a donc pas d'âme ici , juste des clichés vus partout ailleurs. L'endroit est pourtant sympa mais je ne me crois pas au Costa Rica. Je suis entre mes concitoyens .... ce qui est peut être le but du lieu. Je vais me reposer, manger une super pizza sous les bougies et quitter ce " paradis " demain pour Puntarenas, nettement moins glamour. Suis-je asocial mais je n'ai pas envie de me mêler à ces gens !

Soirée à lire sur le balcon, face à la mer. Il y a pire quand même.

LES VIDEOS DE LA FORTUNA A MONTEZUMA

Des cascades et des sites volcaniques à La Fortuna, dans le parc du volcan Tenorio, dans le parc de Rincon de la Vieja. Des animaux dans une ambiance sauvage et reculée dans la réserve de Curu.

DE PUNTARENAS A MANUEL ANTONIO

19 JUILLET : Je me lève vers 7 H après une très bonne nuit malgré les souris et les insectes rampant introduits dans ma nourriture. J'attends le bus dans le village qui s'éveille. Le retard nous fera manquer le ferry. Pas de regret de quitter ce lieu, pour les glaces et les bars j'ai Soulac, chez moi. Attendant le prochain ferry à Paquera j'en profite pour manger un plat de nouilles et pour réfléchir à la suite du programme, assez confus .Je m'ennuie un peu. Le transfert est long et pittoresque : familles, touristes avec des sacs de 30 kg, gars torse nus qui mangent des glaces…Bof, je pense à être ailleurs qu'ici. Dommage car j'aime les ferries et le paysage est beau. Pense aux îles du nord de l'Europe avec nostalgie. Arrivé à Puntarénas je partage un taxi mais rate de peu mon bus. Un peu inquiet pour le timing je téléphone et réserve une chambre pour Manuel Antonio. Tout va mieux, je flâne alors au milieu des locaux dans cette ville portuaire. Ponton, gens qui se baignent, glaces…Très sympa cette halte authentique. Je me rends compte trop tard , alors que j'attends depuis 2 heures, que je n'ai pas de réservation pour mon bus et crains de rester 3h30 debout. Le bus se remplit mais personne ne me déloge. Ouf !Le bus passe par Jaco, grosse station balnéaire genre la Grande Motte. Aucun intérêt. A Quepos je prends un petit bus bondé pour Manuel Antonio. Le trajet passe par de supers hôtels, on dirait Saint Tropez. Le mien sera différent c'est sûr. A 10 dollars la nuit c'est une bonne affaire mais comme partout ils rénovent et le logement économique aura bientôt disparu du coin. La journée de transfert fur très longue. J'attends de belles choses pour demain.

20 JUILLET :Très bonne nuit. Je me réveille vers 7 h et fonce pour aller au parc avant le monde…déjà là pourtant. Le temps est superbe …enfin.10$ l'entrée puis je commence par rejoindre une petite cascade. Sans grand intérêt vu les autres mais j'observe par contre de belles grenouilles et un gros lézard en marchant très lentement et en observant bien. Je poursuis ensuite vers la playa Escondido. Je ne connais pas les marées et sais qu'il y un risque d'être bloqué. Le sentier est bon et aisé . Un peu de monde mais cela va. Je passe un endroit délicat vu la marée dans les rochers et me retrouve tout seul sur une superbe plage. Le soleil cogne déjà fort. J'observe les crabes et les bernards l'hermite puis ne traîne pas à cause de la marée qui monte. Je poursuis par playa gemales puis le sentier du mirador où la vue est superbe. Cela me rappelle les côtes du Var , avec la jungle en plus. Et puis un gros coup de blues. Moment un peu nostalgique, sur la vacuité de mon voyage, seul , à partager avec personne. Il y a du plaisir mais le bonheur n'est pas ici. Je suis parti avec quelques soucis de cœur , ils suivent dans les valises. Je suis poussé à partir loin par une insatiable curiosité mais je soufre de le vivre seul. A 33 ans je voyage mais ne construis rien. Pourtant je vais passer une superbe après midi sur la plage :eau chaude et sable bouillant. Marche sur le sentier " cathédral " puis reste encore sur la plage jusqu'à la fermeture vers 16h30. Au final je ne pensais pas venir ici à cause du monde et ce fût une de mes meilleures journées. Le soir la grosse pluie s'abat et je n'ai qu'à attendre et passer la soirée dans ma chambre très moyenne.

Plus de photos de Montezuma, Réserve Curu, Manuel Antonio et Hacienda Baru. Cliquer sur les photos pour agrandir et quelques indications.

PLUS DE PHOTOS DE LA COTE PACIFIQUE

HEREDIA

21 JUILLET : Réveil vers 7h. Je me retrouve dans un Manuel Antonio endormi (lundi le parc est fermé). J'attends le bus sous les nuages, quelques surfeurs à l'eau, touristes au restaurant pour le petit déjeuner. Un taxi passe et pour 1000 colones, je le suis pour Quepos. Je prends le bus collectif pour San José qui a du retard et en plus s'arrête partout. Les paysages sont beaux entre Jaco et Garrita, des collines me rappelant encore Shimla en Inde. Arrivé à la gare routière Coca Cola je fais attention à mes affaires et trouve facilement le bus pour Hérédia. Le problème est que je rate le centre ville et me retrouve à Alajuela. Je reprends un bus en sens inverse et arrive finalement à Hérédia vers 15 h. C'est soit disant une très belle ville avec parque central, étudiants , quelques maisons anciennes et église…Du classique quoi. Rien n'est transcendant. Je trouve un hôtel assez glauque (le Verano) près du marché. Il a tout l'air d'un hôtel de passe et l'accueil est assez froid. Je flâne en ville, me retrouve au cyber….que faire d'autre. C'est une étape typique que je voulais faire mais ce n'est pas terrible. Rien à voir avec l'ambiance des villes d'Asie où d'Afrique .Ici il me manque l'exotisme, les odeurs , les marchands de rue. De plus la nuit tombe à 18h30.Cette journée est sans intérêt, vivement demain. Me voilà dans ma chambre vers 19h30 avec le bruit énorme de la rue pour me bercer. Boule quies, je me souhaite une bonne nuit.

BARVA ET ALAJUELA

22 JUILLET : Levé 6h et réveil du type louche de l'hôtel pour qu'il m'ouvre sa grille. Je me rends à Barva, à 2.5 km de là. C'est une charmante petite ville coloniale endormie. Je flâne dans les ruelles, église, petit parc puis rentre. C'est juste une bonne atmosphère. Je continue ma visite d'Hérédia à la recherche du musée maritime. Malgré l'aide et la bonne volonté des passants et des pompiers personne ne connaît. J'essaye à l'université, jolie et moderne et arrive devant le département de biologie pour apprendre qu'il est déplacé à Puntarénas. Le guide s'est bien trompé. Retour à l'hôtel où un " puta mierda " lancé par le patron à sa femme m'accueille. Je décampe vite d'ici. Je m'égare un peu pour trouver le bus d'Alajuela , repasse un nième fois à l'aéroport puis finis en taxi pour mon hôtel que je retrouve avec plaisir. Il est 11 h. Un peu de rangement et je pars visiter la ville. Classique mais sympa sous le soleil et pas un touriste en vue. Sur un voyage d'un mois je peux me permettre ces moments où je saisis l'atmosphère du pays, rien de plus. Je me régale d'un bon jus d'orange et de friands chez Musmanni , face à l'église. Je flâne dans les rues en appréciant le contraste énorme d'avec les villes touristiques. Pas de bol le musée Santamaria est fermé. Décidemment ce voyage ne sera pas culturel. De retour vers 15 heures à l'hôtel, j'attends avec impatience Patricia, tranquille devant le net ou devant " mon oncle Charlie " que bizarrement j'apprécie. On me déconseille d'aller à l'aéroport à pied et je choisis donc le bus. L'avion aura une heure de retard, nous rentrons en taxi. Au lit vers 22 h30, tout le monde est content, un autre voyage commence.

COPEY DE DOTA

23 JUILLET : De bon matin on quitte Alajuela pour San José d'où l'on prend un taxi jusqu'à la gare Musoc .On y prend le bus pour Santa Maria de Dota. Le timing est bon, tranquille. Le trajet , 2h à travers les collines, est agréable. On trouve ce que l'on peut comme ravitaillement au village (thon, bananes…) et prenons un taxi pour le Toucanet Lodge à Copey de Dota. L'endroit est très sympa, isolé en montagne, à 1850 m d'altitude, avec une belle vue et une terrasse en bois. On prendra notre petit repas puis en route , sans carte, sur un chemin forestier. La pluie tombe dru, le ciel se bouche, brouillard. On montera assez haut dans la montagne, pour redescendre trempés et déçus. Retrouver le confort du lodge nous fait du bien. Il fait assez froid et on a la flemme de ressortir les habits humides pour aller se promener au village. On glande alors sous les couvertures et prenons un chocolat chaud au lodge avec le propriétaire Gary. J'aime beaucoup l'ambiance chalet .On retourne à la chambre, mangeons nos maigres vivres et nous couchons très tôt, vers 19h30. Patricia accuse un peu le coup, décalage horaire oblige. Et le mauvais temps la déprime un peu… L'endroit est très beau mais le climat nous empêche de l'apprécier vraiment.

DOMINICAL

24 JUILLET : Levé 6h20.Après un bon café on part direct sur le chemin avec Gary pour observer le célèbre Quetzal. Nous marchons lentement mais il se cachera longtemps .On observe les écureuils et quelques oiseaux. La balade est sympathique en compagnie des chiens. Et puis la chance nous sourit, sur le chemin du retour. Le voilà, flamboyant, dans son arbre, le bel oiseau emblématique .Le " contrat " est rempli !De retour au lodge, grosse douche bien chaude et très bon petit déjeuner sur la terrasse, sous le beau temps, observant les colibris. Les propriétaires nous servirons de taxi pour rejoindre l' interamericana par une route très pentue en 4x4.Le temps là-haut est froid et humide. Nous patienterons dans un relais routier. Le premier bus est complet. 1 heure d'attente et on aura le suivant, avec des places assises. Dans ce bus très confortable, nous atteignons le sommet du col (3491m)), le cerro de la muerte. C'est une vraie forêt de nuages avec le brouillard et le froid. La descente sur San Isidro sera longue, encombrée de nombreux camions, de travaux permanents sur cette voie dangereuse. Rien à signaler à San Isidro. On y prend le bus pour Dominical : 39 km mais plus d'1h30 de trajet par un parcours très sinueux. Après avoir vite trouvé une chambre on se rend sur la plage, au milieu de quelques surfeurs et de belles vagues. La plage est assez étroite et noire et au couchant ce n'est pas si merveilleux que ça . Assez peu touristique encore, le village n'est qu'une rue pas goudronnée. On s'y promène et dîne dans un petit soda très sympa ( ah le jus de papaye...).Soirée tranquille dans la chaleur , devant Bridget Jones.

HACIENDA BARU

25 JUILLET: Bonne nuit . Petit déjeuner toujours très matinal puis on se rend en taxi pour l' Hacienda Baru. 6$, un peu cher pour 2 km !On y attend notre guide dans le jardin à papillon. Sympa et bien plus simple que dans la nature .On s'harnache ensuite et on rejoint la plateforme de la canopée dans la forêt voisine. Nous sommes encadrés par 2 guides dont une française qui étudie les singes depuis plus d'un an. La montée est amusante, accroché à une corde reliée à un moteur . Super sensation. A 36 m au dessus du sol on restera 1h30 à observer les environs .Paresseux, oiseaux… Pas énormément de choses à voir mais un vrai moment d'ornithologie avec les guides passionnés. Ils nous racontes nombre d'histoires sur les fourmis , les singes, les iguanes arboricoles (aperçus) . C'est une super expérience genre Ushuaïa Nature. De retour au sol on continuera la journée à sillonner les sentiers de la réserve. C'est beau mais finalement toujours un peu pareil. La plage déserte est trop déserte et bizarrement je ne m'y vois pas rester ici des heures , alors que je le fais si bien en Gironde !L'eau il faut dire et les courants n'invitent pas à la baignade. Je me redis encore qu'un mois ici c'est sûrement trop avec mon budget. Il manque aussi la diversité des paysages. Mes remarques minent un peu Patricia , il faut dire moins passionnée que moi de nature. On finira les deux derniers sentiers (mirador sur Dominical) un peu blasés. Peut -être est- ce le silence qui me pèse durant tout ce voyage ? On retourne à pied vers l'hôtel et quittons Dominical pour Uvita , à 17 km de belle route de là. En fait je m'imaginais un coin plus paumé. On essaye d'abord à l'hôtel des routards (Toucan Hostel) : que des dortoirs de libre et ambiance trop ...stéréotypée .On poursuit jusqu'au cabinas laureales. Très sympa, isolé dans un grand jardin au bord de la forêt et profitant à l'étage d'une terrasse sympa. Dommage pour nous , la plage est à 3 ou 5 km de là et est payante…on n'ira pas. On choisit alors de se reposer tranquille dans la chambre. Je garde toujours en moi qu'il manque quelque chose ici…Vers 18 h on par manger au soda du coin. Très bon et dans une ambiance très authentique loin du Toucan Hotel bondé !Au lit vers 20h, ai chassé une araignée du balcon mais chut… Patricia ne doit pas le savoir.

AGUJITAS ET LE PARC NATIONAL CORCOVADO

26 JUILLET : Réveil très matinal à 4h15 pour attraper le bus, à la frontale, de 5 h du mat'. Assez fatigués, un peu mal à la gorge. Malgré l'heure il y a des gens. Pas de bruit sinon les camionneurs qui s'arrêtent et retirent de l'argent au guichet automatique. Le soleil est déjà là quand nous embarquons pour Palmar Norte. La route est quelconque. Nous arrivons vers 7 h dans la ville qui se réveille. Un certain côté Far West. Au lieu d'attendre 2h30 le prochain bus on négocie avec deux français ( que l'on reverra plusieurs fois durant le voyage) un taxi. On s'arrêtera pour observer les mystérieuses sphères de granit locales et une relique d'un vieux chemin de fer. La route au milieu des plantations de palmier est agréable au milieu de gens récoltant les fruits pour en faire de l'huile de palme. On arrive à Sierpe, sympathique village au bord de la rivière où les herbes flottent selon le courant, lui donnant un certain côté Asie. Comme d'habitude on prendra le petit déjeuner au soda local où on attendra presque 2 heures . On erre le long de la rivière pour finir à l'embarcadère du taxi collectif, avec tous les voyageurs, à siroter un jus de tamarindo délicieux. A 11h 30 c'est parti pour plus d'une heure de bateau chaotique. On remonte d'abord l'estuaire et ses mangroves, à fond .Le passages des passes sera musclé. Les ¾ des passagers ont des gilets, moi pas et cela remue vraiment. Personne n'est rassuré .Les passagers seront déposés au fur e à mesure sur la côte. Nous débarquerons , les pieds dans l'eau, sur la plage d'Agujitas. Manalo, le très sympathique propriétaire , nous emmène en 4x4 jusqu'aux cabinas. Nous sommes surpris pas la qualité de la chambre, la meilleure depuis le départ. Nous partons rapidement nous promener sur le sentier du littoral vers playa Cocalito,très plaisant malgré les nuages. Nous voyons notre premier vol de perroquet, spectacle toujours émouvant. Les plages sont étroites mais belles. Observons des pélicans, des vautours mangeant une carcasse de requin, beaucoup de fleurs odorantes…On dirait un sentier botanique à l'odeur de Tahiti Douche. Le sentier serpente au milieu des lodges . Nous nous reposerons à la plage. Belle baignade...un sentiment de vacances. Retour vers 17h. Douche ouverte sur la forêt au son des animaux. Le repas sera pris au soda le plus proche. J'y prends un très bon poisson toujours dans une ambiance authentique. Pas un seul touriste…mais où donc mangent-ils ? Soirée et endroit très agréable. Au lit vers 20h.

POSTE DE SIRENA

27 JUILLET :Réveil vers 5h, fatigué et un peu enrhumé. Après le petit déjeuner on par vers 6 h pour la grosse journée d'excursion vers le parc de Corcovado. On embarque avec les français Anne et Pierre sur un petit bateau pour le poste de Sirena pour 1h20 de trajet un peu tape cul. Après un arrêt à San Pedrillo on poursuit en longeant une côte vraiment sauvage. Au large on observe l'île de Cano sur laquelle nous n'irons pas , le temps étant trop instable. Les quelques affleurements rocheux de la côte et les quelques oiseaux donnent un côté Galapagos, la végétation très dense en plus. Malgré pas mal de houle on accoste sans problème , sautant directement dans le sable. Nous partons directement vers le poste de Siréna se faire enregistrer. C'est une sorte d'hacienda avec une petite piste d'atterrissage en herbe. Tout est très tranquille, silence total. Y dormir doit être une sacré expérience. Jusqu'en début d'après midi on va arpenter avec le guide les sentiers environnant ( j'en perds mes vieilles jumelles…). On observera : 2 espèces de toucans  , une baleine à bosse, un crocodile, des requins taureaux à 5 m du bord,des pécaris , beaucoup de singes, des oiseaux, des fous sur les rochers, un tapir dormant dans sa mare de boue . La vision du tapir et des requins est vraiment marquante. Les sentiers sont boueux mais le coin vaut vraiment le coup. Une vraie belle journée à se croire dans Ushuaïa Nature. Le retour sera tranquille en bateau. On observera la cascade de Llorona avant de laisser un ranger au poste de San Pedrillo. Le temps va se couvrir mais on en a bien profité. De retour , on lave direct les affaires puis on repart vers la plage de sable noir, déserte. Tranquille, on y reste jusqu'au coucher du soleil. Dommage que le soleil ne soit pas plus intense. Nous réfléchirons longtemps sur le programme des prochains jours, en partie au petit soda du coin. Vraiment une très bonne étape, coin très sympa, super cabinas et super accueil.

Agujitas et les environs du poste de Siréna. Cliquer sur les photos pour agrandir et quelques indications.

PLUS DE PHOTOS DU PARC DE CORCOVADO

La vidéo de Manuel Antonio à Corcovado


Les superbes parcs de Manuel Antonio avec ses plages, la réserve de l'Hacienda Baru ( ascension dans la canopée) et le sauvage parc de Corcovado (Tapir de Blair, requins etc..).

CARTAGO ET OROSI

28 JUILLET : Réveil 3h30 pour attraper le bus de 4 h pour Rincon. Bizarre d'attendre dans la nuit et le village endormi. Le trajet sera long et difficile : 2h pour 30km. Un moment le bus s'embourbe et les passagers descendent. Seule la dextérité du chauffeur nous sort de ce mauvais pas. Le bus nous laissera à un embranchement. Au sud : Puerto Jimenez. Au nord : Charrita. 30 minutes d'attente puis le bus serpente et propose de belles vues sur le golfo dulce. On dirait un lac du Canada ! A Charrita, on trouve vite un bus vide pour San José. Premier arrêt à Palmar Norte où l'on déjeunera. On ne fait pas gaffe et le bus se remplit. En fait nous n'avons pas de places assises réservées ! Je râle tout ce que je peux au chauffeur mais rien n'y fait , on voyagera debout. Je suis vert !Le mec a mal fait son boulot et on doit payer. La remontée sera donc longue vers Cartago avec les classiques arrêts pour manger dans les sodas. Pat arrivera à s'asseoir grâce à nos compagnons français, moi je me tape des heures de planche à voile ! Il nous faudra 12 h depuis le départ d'Agujitas pour rejoindre Cartago. On y trouve un bus pour le centre ville et cherche un hôtel potable mais la ville et le quartier du marché ne sont guère séduisants. La chambre est chère et en plus il n'y a pas de tour pour le volcan Irazu. On décide alors de tenter notre chance à Orosi, petite ville non loin de là. C'est une charmante ville au pied de montagnes. L'ambiance me plait. On trouve vite l'hôtel Montana Linda, presque vide. On y prendra la chambre même si là non plus il n'y a pas de tour en raison du nombre trop faible de touristes. Le taxi étant vraiment trop cher on fait une croix sur le volcan. Déçus d'avoir fait tout ce chemin pour rien, on se réconforte en passant une soirée sympa dans le village. Demain, en route pour la côte caraïbe où on espère beaucoup de bonnes choses.

CAHUITA

29 JUILLET: Réveil 6h30 après une bonne nuit . Enfin pour moi car la chambre est un repère à araignée. On se ravitaille à l'indispensable boulanger Musmanni dans la sympathique ville qui se réveille. On prend un bus pour Cartago et un transfert pour San José. Le temps est mauvais, on n'aurait pas vu le volcan de toute façon. Le taxi qui nous amène à la gare routière Caribe nous montre quelques monuments sympas de la ville( ancienne gare, quartier central). La gare routière est moderne et confortable. Les tickets ne seront qu'une formalité. Tranquille, heureux que tout se passe bien. On aura 3h30 de trajet pour Cahuita en passant par le parc national Braulio Carrillo (immense forêt vierge) , puis Puerto Limon. Le faciès des gens change,le peuple noir est majoritaire ici. Le temps nous attriste un peu. On arrive à Cahuita vers13h30 et y trouvons rapidement une chambre sympa dans le centre. Le village, avec son ambiance afro , est très sympathique. On y observe des maisons coloniales délabrées, la plage noire…On se rend au cyber pour essayer de voir comment organiser une sortie chez les dernières tribus indigènes locales. Trop compliqué avec le peu de temps que l'on a. De plus le logement aurait posé problème à Patricia. Tant pis. Cela avait l'air très intéressant. L'endroit nous plait, la soirée se fera au soda local. Malgré tout la nuit sera un peu agité, il n'y a pas que du mauvais temps hors de la chambre…

PARC NATIONAL CAHUITA

30 JUILLET : Réveil morose, embrouille avec Patricia et plus envie de me motiver pour ce voyage. Heureusement le temps est superbe et on se ressaisit. Nous déjeunons au soda local , faisons quelques courses puis partons avec hâte vers le parc national .L'entrée (contribution volontaire, rare ici) se fait juste à la sortie du village. D'entrée le parc nous plait. Le sentier longe une super plage et au bout de 500 m on ne peut résister à l'envie de se baigner. Paradisiaque et désert . Un peu plus loin on arrive à un gué qui nous inspire peu (eau rouge) .Une dame nous rassure et on passe .Le chemin est vraiment désert, c'est même un peu stressant, la région étant parfois un peu dangereuse. On arrive à punta cahuita, ancien campement de la ville où l'on se pose, au bord du récif. Des bateaux arrivent vite et déposent une flopée de touristes suréquipés. On reste impassible, au milieu, observant le ballet. Cela me gave vite .On décampe. Nous observerons un paresseux et d'intéressantes parties boisées humides . On fera une halte à Punta Vargas, au bord du récif. Sous le soleil, on se baigne et bronze. Enfin ! Génial. Un gars passe en bateau et nous propose de compléter un bateau de 3 personnes pour une sortie snorkeling ( 15 $ pour moi et 5 pour Pat qui reste dans le bateau).A 500m du bord on jette l'ancre et c'est parti pour pour de longues apnées . La visibilité n'est pas aussi excellente qu'en mer Rouge mais je m'amuse quand même à observer le corail et les nombreux poissons. Je me démène pas mal, luttant contre un fort courant. De retour sur la plage, le gars nous laisse même des sandwichs…Cela aurait été bête de rater ce petit spectacle. On finit ensuite la boucle du sentier, observant singes, paresseux, ratons laveurs malins et affamés, et araignées. On quitte le parc vers 17 h et faisons les 6 km du retour en bus. Vraiment un super endroit sous le soleil. Soirée à glander dans le hamac et repas dans un soda. Pas de choix de cuisine caraïbe alors on se contentera d'un bon casado au poison.

MANZANILLO

31 JUILLET : Réveil à 6h30 après une bonne nuit. On se dépêche, le soleil est magnifique. Le petit déj acheté on file vers la playa négra, humide...et noire. Bof , on retourne au parc à playa blanco. On y restera 2 h à bronzer (léger coup de soleil) .C'est superbe .L'eau est super chaude mais les petites vagues rendent l'eau un peu trouble. Je lis, tranquille, seul ou presque. Un vrai goût de vacances. Vers 10h30 on retourne en chambre, se douche et file à la gare pour aller à Manzanillo. Passage à Puerto Viejo, plus touristique mais sympathique vu du bus. Quelques filles avec des sacs Deuter de 80 litres débarquent. Je me demande encore ce qu'il y a dans leurs sacs. Il reste environ 13 km lentement avalé vers ce bout du monde proche du Panama. Le village n'est qu'une rue paisible et silencieuse face à la mer. Les premières cabinas nous dépriment un peu . Heureusement on tombe sur une super baraque avec des chambres, une cuisine commune en plein air, des hamacs…Top , le moral remonte. On part vite faire les courses, pâtes, sauces etc..ce qui s'avérera très économique et finalement très bon. Après le bon repas on erre dans la ville à la recherche d'un tour organisé à faire demain. Rien ne nous emballe. Le parc est sûrement bien mais on est presque sûr de voir encore les mêmes choses , belles pourtant. Balade à cheval, tour chez les indigènes sentant le toc…On ne prendra rien. De retour à la maison on profite à fond des hamacs et fauteuils. Pas un gros programme aujourd'hui mais du farniente. Bonne soirée lecture en plein air.

PUERTO VIEJO

1 AOUT : Levé 7h après une bonne nuit malgré les fortes pluies. Quel plaisir ensuite de se faire son petit déjeuner anglais soit même. Nous prenons le bus de 8h30 pour Puerto Viejo, ville soit disant peu authentique …on verra bien. C'est assez pittoresque d'attendre le bus dans ce bout du monde avec la population noire parlant un mélange d'anglais et de ??? Le trajet sera long pour rejoindre la ville proche. Les km ne sont pas les mêmes que chez nous. On s'arrête un peu après la ville et on marche vers le jardin botanique Finca la Isla. C'est déjà le cagnard. Un peu avant 10 h un bordelais nous ouvre et nous introduit à la visite du jardin. La vision de grenouilles rouges vénéneuses en liberté nous ravit. On continuer par marcher environ 3h 30 dans le jardin que les plus rapides feront en 45min à 1h30. Il faut dire qu'on a fouillé partout : plein de beaux insectes , de plantes : vanille, poivrier, cannelle, de nombreux fruits savoureux ( cas, carambole, banane, ananas…) et des arbres de tous les coins du monde. Nous sommes seuls et apprécions vraiment .C'est amusant de voir tous ces produits connus dans leur état naturel. A l'arrivée , le guide nous offre du jus de cas et vu l'intérêt de Patricia sur les produits bio un long dialogue s'amorce. Il nous montrera d'autres fruits , nous fera goûter le durian (odeur forte , goût particulier oignon ail mais assez bon) et les fèves de cacao torréfiés. La visite sera vraiment un bon souvenir. Nous retournons ensuite à la ville sous un temps magnifique .On trouve enfin un soda pour goûter à la cuisine caraïbe : super casado au coco avec un très bon jus de fraise. Assez fatigués nous cherchons ensuite playa Cocles ,loin et encombrée d'hôtels. Rien de terrible, on retourne en ville et trouvons un bout de plage tranquille. Agréable baignade dans 50 cm d'eau. En fin d'aprèm, on retourne à Manzanillo, où crevés on passera une soirée reposante avec nos bonnes pâtes au champignon. Très bonne journée.

Quelques photos de Cahuita, Manzanillo et du jardin botanique de Puerto Viejo. Cliquer sur les photos pour agrandir.

PLUS DE PHOTO DE LA COTE CARAIBE SUD

PARISMINA

2 AOUT : Bonne nuit et toujours ce bon petit déjeuner perso à l'appart. On quitte Manzanillo pour Puerto Limon. Après 2h30 de route longue avec un chauffeur imprudent on se retrouve dans cette ville salle, pauvre et difficile : mendiants, rabatteurs, éclopés…C'est différent des endroits visités. On prend le bus pour Siquires . Arrêt au restaurant, Patricia est un peu malade. On poursuit ensuite vers Cano Blanco, 2h de trajet, par une route agréable : pâturages verts , vaches…Cela devient de plus en plus isolé et très peu touristique. Débarqués du bus on poursuit par un petit taxi fluvial (2$) confortable pour Parismina. C'est superbe avec le soleil rasant : berges vert intense, courbes sinueuses, flamants roses…En 10 minutes on est arrivé dans ce petit village entre mer et canal. D'entrée ce coin authentique me plait. On trouve vite l' ASTOP, l'association pour laquelle on va être bénévole, où Vicky la présidente nous accueille. Nous signons rapidement une décharge pour le volontariat ( une phrase sur les risques avec les braconniers et sur les araignées me refroidit un peu).Elle nous résume les modalités du séjour puis nous conduit à notre maison. Et là c'est vraiment du logement chez l'habitant, dans la chambre des filles encore en désordre. Patricia à la vue de cette ambiance déprime et pleure. Elle ne se sent pas y dormir et j'essaye en vain de la rassurer. A 18 heures on retourne à l'Astop pour une présentation de l'association et de la protection des tortues. On retrouve avec plaisir Anne et Pierre rencontrés quelques jours avant. Les volontaires et salariés locaux mènent une lutte contre le braconnage en patrouillant toutes les nuits. Le salaire des gardes étant plus faible que le gain du braconnage, c'est assez dur comme combat .En venant ici les écotouristes font travailler les villageois et isolent encore plus les braconniers. De retour à la maison Patricia redéprime encore malgré la gentillesse de ces gens .Ils nous amèneront vers 20 h au rendez-vous de la plage pour rejoindre les guides. C'est avec une bande de lycéens américains tout droit sortis d'American Pie que nous marchons environ 4 heures sous les étoiles et dans l'obscurité. C'est très fatiguant. On remettra quelques petites tortues à l'eau. C'est une première pour moi. On ne verra pas de tortues ce soir, maybe tomorow. La nuit sera très difficile pour Patricia alors que j'adore vraiment cette étape authentique.

3 AOUT: La nuit fut moite et le climat est assez fatiguant ici. La douche sera rustique dans le jardin et le petit déjeuner copieux (gros morceau de fromage fondu !) avec la famille, la grand-mère et les petits tous devant la télé. Vers 9 heures on part se promener mais : 1) il n'y a rien à faire2) l'orage s'abat sur le village. Un abri et on attendra sous la pluie. Je me sens vraiment bien dans cette ville authentique, loin des reggae town stéréotypées et des sempiternels internet-tours-transfert….Un petit jeune local, le " mentor " nous prend à 10 heure et nous fait visiter la ville. Sympathique démarche. On finira la matinée au bar restaurant près de l'embarcadère. Le repas sera presque encore trop copieux. On rejoint le siège de l'association pour voir les travaux artisanaux des jeunes locaux puis on part avec une dame, des machettes, des chiens et des enfants vers la lagune la Barrita. On remonte l'immense piste pourrie de l'aéroport puis une piste remplie de moustiques. L'arrivée est décevante. Le lagon n'est qu'un bras d'eau stagnante .Les jeunes s'affairent à y faire dériver un canapé. On se repose un moment entre lagune et plage . La dame nous fait goûter plusieurs types de noix de coco dont la célèbre agua de pipa ( jus de coco nourrissant). Très sympa , frais et bon mais vite écoeurant. Le retour sera long sur la plage. On arrive assez crevés et en plus une longue marche nous attend ce soir. Arrivés à 17 heures on apprécie vraiment la sieste jusqu'au repas. Il sera encore trop copieux (pour Pat) malgré un très bon poisson frais. A 20 h c'est le début de la patrouille. On se divise en plusieurs groupes. Le notre part en pick up dans un lointain secteur. Ambiance safari nocturne à la chasse aux kangourous. Dès notre arrivée sur la plage on observe une tortue en train de recouvrir ses œufs. Spectacle très émouvant. L'animal dépense beaucoup d'énergie pour ce travail et je suis impressionné par la force dans ses mouvements. Puis on la raccompagne jusqu'à la mer . Nous récupérons ensuite les œufs (une centaine) en fouillant dans le sable. Ce sera notre seule tortue du séjour mais au moins celle -là sera sauvée. Le retour sera long et éreintant. : à fond, sans lampe, on marche au radar, en silence. Vers minuit tout le groupe se sépare, nous disons au revoir au français. De retour à la maison , petit problème : la clé n'ouvre pas. On doit réveiller la patronne. On s'effondre, au lit , crades.

4 AOUT : La nuit fut bonne. Nous prenons une grosse douche puis faisons avec l'aide de la fille de la maison notre lessive. La abuela nous sert le copieux petit déjeuner : gallo pinto, avocat, œufs…C'est trop copieux !On ira ensuite voir Vicky pour confirmer notre envie de faire un tour sue le canal de Tortuguéro. Après un peu d'internet nous passons pas mal de temps sur la plage , sous le cagnard. Au bar , on commencera à rêver d'un peu de fraîcheur. Sieste dans la chambre puis repas vers 13h.Patricia ne touche même plus le riz : overdose. En début d'après midi nous partirons avec un type en direction du Parc national de Tortuguero. Le canal est large est densément boisé. On observera les singes, les paresseux, les iguanes ; les toucans et autres oiseaux .Sympa mais on est un peu blasés à force. Je m'attendais à une découverte plus dans les recoins du parc, dans les petits canaux. La ballade est néanmoins agréable, on n'est que tout les deux avec le type et son jeune fils. On rentre juste avant l'orage, vers 17h. On retrouve avec plaisir la famille et restons dans la maison à glander. J'adore ce contact, vivre le pays de l'intérieur. Ils nous offriront une glace sur gelée !On est fatigués et quand la patronne nous dit qu'on ferait mieux de rester ce soir à minuit cela nous conforte dans notre idée. L'idée de marcher 4 heures en pleine nuit et de prendre le bateau à 5 h nous fatigue d'avance .On réfléchit une partie de la soirée sur le ponton, très Louisiane, de la maison. J'adore l'ambiance. Je me sens très bien et sais en plus qu'en quittant ce lieu le voyage s'arrêtera presque. Même Patricia commence à apprécier ce rythme. Au lit à 22h, on ne se lèvera pas.

Notre maison, le village, les plages et le canal de Tortuguero. Cliquer sur les photos pour agrandir.

PLUS DE PHOTOS DE PARISMINA

RETOUR DANS LA VALLEE CENTRALE

5 AOUT : A 5h la maison s'allume et nous surprend en plein rêve. Etelgive nous prépare des pancakes au fromage, et un café. Elle nous offre aussi des chips au plantain pour la route. Elle est adorable et ces attentions me touchent. Les enfants dorment encore dans la salle à manger quand nous l'embrassons et lui disons au revoir comme si nous étions de vieux amis !C'est vraiment le tourisme que j'aime, le seul dont on ne lasse jamais. A 5h30 le trajet en bateau taxi pour Cano Blanco nous montre nos derniers instants de nature. Malgré le sale temps j'en profite et savoure. Le trajet pour Siquires puis San José se fera sous la pluie. On ne sait pas vraiment encore où aller. Arrivé à la gare Caribe on réfléchit un moment, guide en main .Un couple , jeune, en face de nous nous mate un peu trop . On essaye de trouver un lodge près du volcan Poas . J'appelle et me rends compte que cela sera très compliqué. On va se rabattre sur Alajuela , même si la nuit sera en dortoir. La fille qui nous mate un peu trop appelle au tel…puis à peine sorti du hall un gars nous tombe dessus et nous propose un taxi. On le suit et je trouve un peu suspect son discours, trop amical. Son taxi dans une ruelle à côté de la gare est un van blanc, non officiel. Patricia ne le sent pas du tout et moi-même refuse de suite. Film ou pas on ne le sentait pas et peut être étions nous un peu trop observés par le couple louche .On a vu pire à San José et des touristes se font régulièrement dépouiller. On prendra finalement un taxi rouge officiel. A peine reposés , on fonce à Sarchi pour visiter les soit disant ateliers de tourisme du bois. Le trajet est un peu long ( 1h30 pour faire 26 km) . Arrivés là-bas c'est la déception. On visite l'église et une grosse boutique de touriste mais rien ne sort vraiment de l'ordinaire. Je pense que nous n'avons pas su trouver les bons endroits On rentre vite faire du shopping à Alajuela. Définitivement les villes de la vallée centrale ne me laisseront pas un souvenir impérissable. On se rend au supermarché proche content de trouver de bons produits : café, alcool ( moins cher pourtant à l'aéroport). Nous réservons le tour pour le volcan Poas demain malgré le prix, le temps incertain, le côté super touristique et la durée courte au sommet et préparons notre repas à l'hôtel. Le fils du propriétaire me demande si je suis chef !

La vidéo de  Cahuita à Tortuguero

Parc national de Cahuita, Parismina et parc de Tortuguero.

VOLCAN POAS

6 AOUT : Levé 7h30 après une très bonne nuit dans le dortoir vide. Vers 8h30 un petit bus touristique nous prend pour le volcan Poas. Le guide qui parlera anglais et espagnol tout au long du trajet m'apprendra beaucoup sur le Costa Rica. Je ne me sens pas trop dans le même trip que les gens qui nous entourent . Ils prennent en photo tout et n'importe quoi, mange des pringles et possèdent devant eux 3 tubes de désinfectant à main. Ne parlons pas des lingettes !Je regarde cela avec une certaine incompréhension. Le bus s'arrête vite dans une plantation de café et sa boutique . C'est plein de touristes mais j'en apprends un peu sur la culture et les produits ont l'air de bonne qualité. Néanmoins c'est trop long et la vision du pauvre local déguisé en ancien paysan devant son char à bœuf pour les photos ne me plait guère. La route sera belle jusqu'au volcan avec une vue immense sur la vallée. Le temps est couvert lorsqu'on arrive au sommet , enfin, au parking. Nous avons à peine 1h30 pour visiter , des touristes du bus veulent avoir du temps pour manger où doivent rentrer tôt à San José. Peut -être même n'iront -ils que jusqu'à la boutique. Nous on file direct sur des sentiers en ciment vers le cratère. Rien à voir .On continue vers un autre sentier avec vue sur un lac : rien non plus. Le sentier est pourtant sympathique dans une forêt dense et sombre. Un peu triste on retourne et attendons l'éclaircie. Elle viendra et nous offrira un spectacle grandiose sur le cratère ​​VIDEO. Cela vaut vraiment le coup et on oublie le monde. Il y un gros cratère de plus d'1 km de large et un énorme panache de fumée en sort. Au fond du cratère on trouve un lac bleu pâle. Vraiment impressionnant. On regrette de ne pouvoir se balader plus dans le coin.

De retour à l'hôtel on se douche et on part direct pour San José pour faire nos achats de souvenirs. Je suis moyen motivé de visiter cette ville dangereuse. On se rend rapidement au marché artisanal. Très touristique et toujours les mêmes produits. Déçus on file ensuite vers les boutiques conseillés par le guide (la casona, anna maria dans un hôtel classe ). Je n'ai envie de rien et de plus je n'ai plus d'argent. Retirer ici ne m'enchante guère. Le temps est comme les rues, menaçant, gris et la nuit tombe. Je commence à stresser un peu, des bandes louches sont là et nous hèlent un peu. Dégoûté des achats et peu en sécurité on file dans un taxi direction la gare routière pour rentrer à Alajuela. Le ciel est bas et lugubre et il est pourtant assez tôt. Le périphérique est bouché et on arrive juste à temps pour aller manger dans un restaurant argentin " Como en su casa ". On y mangera de la très bonne viande même si c'est un ton en dessous et bien plus cher qu'en Equateur. On y rencontre un Costaricien amoureux de la France qui discutera avec nous une bonne partie de la soirée. Il nous dit être fier et amoureux de notre langue qu'il enseigne. On rentre à pied à l'hôtel (pas très prudent) et profitons de notre dernière soirée. L'excitation du retour commence.

SAN JOSE

7 AOUT : Réveil à 7h30 après une très bonne nuit. Je file au supermarché faire nos dernières courses. Tout beaux et tout propres on prend à 9h30 le taxi offert par le Maleku Hostel. Belle attention. On discute avec un américain qui s'est fait agressé à main armé à San José. Mes craintes étaient fondées. Une bande l'a menacé, avec son ami, en plein jour, dans un bon quartier, alors qu'il retirait de l'argent. Il devra ensuite aller au poste les identifier (3 sur 6) .Horrible histoire qui l'a traumatisé un peu. Patricia était bien naïve, San José craint, point. Les 3 heures d'attente à l'aéroport (vraiment classe) passeront très vite vu les belles boutiques rencontrées. On quitte le pays, heureux et excités de rentrer, vers 13H. New York, Paris, Bordeaux. Un vol avec Pascal Obispo, du retard à Paris. Pas nos bagages à Bordeaux. Mais nous arrivons enfin à bon port le lendemain soir.

Plus de photos de la vallée centrale , du parc national Los Quetzales et du volcan Poas. Cliquer sur les photos pour agrandir et quelques indications.

PLUS DE PHOTOS DE LA VALLEE CENTRALE

CONCLUSION

Mes sentiments sur ce pays et ce voyages sont contrastés. J'ai assez de mal à donner objectivement un avis et ce pour diverses raisons. Comme je le précisais, je suis parti avec un petit problème personnel dans mes bagages , chose inédite pour moi, en en plus je suis parti tout d'abord seul. Beaucoup de réflexion pour arriver à la conclusion que le voyage ne remplit pas une vie, enfin pas la mienne. Le pays est certes très beau et d'une richesse incroyable, pourtant je n'ai pu éviter la comparaison avec d'autres endroits , qui lui semblaient supérieurs. Les forêts visitées n'ont pas la force de celle d'Equateur, les plages ne valent pas les Galapagos ou l'Egypte, la nourriture est assez fade vue d'Inde ou de Thaïlande..Bref un sentiment un peu désagréable, que je rejette, de ne plus avoir le choc de la découverte. Il faudra s'y faire avec les années. Par contre il y aune chose dont je ne me blase pas, c'est la rencontre avec les gens. Le petit séjour à Parismina chez l'habitant m'a comblé . Le voyage du coeur est infini, celui des cartes postales peut être pas. Le voyage a quand même été très agréable et j'en garde finalement, quelques mois après, un très bon souvenir. Un voyage 100 % nature, assez solitaire, calme , dans les forêts les plus riches de la planète. TRANQUILLO!

LE POUR:la facilité de l'organisation; la gentillesse des gens( hors San José), la richesse naturelle, la concentration de sites sur un si petit pays,les volcans , les parcs nombreux et facile d'accès, la sécurité (hors San José)

LE CONTRE:le faible choc culturel, le tourisme de masse galopant, le mauvais temps, l'absence de sites culturels majeurs, le nombre d'activités payantes , le prix élevé, l'exotisme peu présent, la nourriture et les odeurs des rues, les villes