ITINERANCE A VELO DANS LE MASIF CENTRAL
- Jour 1 : ST-CHELY-D'AUBRAC- ST-CHELY-D'APCHER
- Jour 2 : ST-CHELY-D'APCHER-PONT D'ALLEYRAS
- Jour 3 : PONT D'ALLEYRAS-LE MONASTIER SUR GAZEILLE
- Jour 4 : LE MONASTIER SUR GAZEILLE-ST-CIRGUES-EN-MONTAGNE
- Jour 5 : ST-CIRGUES-EN-MONTAGNE-CHASSERADES
- Jour 6 : CHASSERADES-RIEUTORD DE RANDON
- Jour 7 : RIEUTORD-DE-RANDON-ST-CHELY-D'AUBRAC
- CONCLUSION
Pourquoi une itinérance à vélo?
Stéphane et Thierry m'ont proposé cette année, dans leur emploi du temps très chargé, une itinérance d'une semaine sur une destination proche. Je n'ai pas mis trop de temps à trouver un parcours varié nous menant vers de très beaux coins que je voulais bien redécouvrir à la pédale et vers d'autres endroits en Ardèche que personne ne connaissait. Hébergements réservés en un après-midi, vélos préparés un peu à la dernière minute et nous voilà engagés sur les routes du Massif-Central. Nous sommes le 10 juillet, je commence mes vacances après des dernières semaines chargées au boulot. Les sacoches à moitié pleines, je vais enfin me vider la tête.
PLAN DU VOYAGE
Voyage, du 10 au 17 juillet 2020, boucle depuis St-Chély-D'Aubrac , traversant les départements de l'Aveyron, du Cantal, de la Lozère, de la Haute-Loire et de l'Ardèche.
Quelques chiffres:
- 439 km de vélo
- 5 départements traversés.
- 27h 54 (hors pauses) sur les vélos
- 15,8 km/h de moyenne ( hors pauses)
-Environ 8900 m de dénivelé positif (difficile à évaluer avec précision)
PERIODE :
Juillet est bien sûr la haute saison pour partir en vacances en France. Mais avec la Covid, je savais que le centre ne serait pas trop chargé de touristes.
On en a vu, tous concentrés dans quelques lieux comme le Mt Mézenc et le Gerbier de Jonc mais sinon, nous n'avions souvent les routes que pour nous.
Concernant la chaleur...on a tout eu. Un départ chaud sans que ce soit une canicule. Disons que ma peau blanche et mes cheveux fraîchement coupés n'allaient pas m'aider à lutter contre les coups de soleil au cou, aux mains et aux oreilles.
Nous n'avons pas eu de pluie. Quelques nuages les derniers jours où le froid nous a surpris en particulier dans certaines descentes. Dire que j'avais pensé partir sans veste. Les cafés nous ont bien réchauffés.
Au final l'été n'est pas un si mauvais choix. Les hebergements sont peut-être un peu plus chers mais hors-saison, il n'y en a pas ou presque, j'en suis sûr.
NIVEAU :
Difficile.
Moins dur que la traversée des Pyrénées, il faut quand même aimer l'effort et savoir monter les côtes . C'est moins long et moins pentu que les cols mythiques. Les cols ne dépassaient pas les 6 ou 7 km, souvent vers 6 %, et les dénivelés sont moindres. Mais la répétition faisait qu'à la fin de la journée, nous avions parfois bien grimpé.
Nous sommes quand même adeptes du sport de manière régulière.
Ensuite, en prenant son temps, tout se monte avec un vélo bien adapté. Stéphane, avec son gravel à deux plateaux n'a jamais mis pied à terre, même dans la rampe de Chateauneuf-de-Randon. Mon VTT me permettait de bien mouliner.
Aucune baisse de moral et pas de courbatures le soir. Juste un effort continu mais c'est aussi le but de ce genre de voyage.
HEBERGEMENT ET BUDGET (2020) :
Le voyage m'est revenu à 190 euros pour les 7 nuits auxquelles il faut ajouter le ravitaillement . Pour celui qui a le matériel prêt, c'est très bon marché je trouve.
Un super voyage à ce prix, il n'y en a pas tant que ça!
Nous dormions entre hôtels, gîte d'étapes et chambres d'hôtes . Soir de 20 à 40 euros la nuit/personne au maximum . Parfois nous avions aussi le petit déjeuner d'inclus. Plus cher que dans les pyrénées mais c'était il y a 6 ans.
Pour se nourrir, nous nous servions des épiceries des villages et parfois des supermarchés. Boucheries, boulangeries...Beaucoup de pain , de maquereaux en boite . Le soir souvent au restaurant. Menus de 15 à 30 euros . Très copieux et bon à chaque fois.
Pour préparer ce voyage j'ai utilisé :
SITES GENERALISTES
- le site et les cartes Michelin . Nous avions les cartes jaunes au 1/200 000 ème ce qui est parfait pour ce genre de voyage.
- le site de Google Map , très utile pour trouver les itinéraires à vélo ( marche mieux que Michelin) et pour avoir les dénivelés, très important!
Accrocher les vélos sur la voiture, suivre un camion et ses tonnes de foin jusqu’à Cahors, rencontrer le bouchon ruthénois du vendredi soir, se perdre à Espalion grâce au copilote Thierry et à l’obsolète GPS pour enfin arriver à Saint-Chély-d’Aubrac un peu avant vingt heures. Stéphane, son trafic et sa barbe nous attendent depuis longtemps déjà. Nous partageons un hôtel sympathique et très confortable encombré de randonneurs. Village vivant du tourisme pédestre, à l’évidence, agréable pour un petit séjour estival. Rues calmes, vieilles pierres et même un pont moyenâgeux dédié aux pèlerins de la voie Podiensis, direction St-Jacques-de-Compostelle. Les vélos rangés dans l’arrière-cuisine, nous passons notre première nuit bercés par les ronflements du grand barbu.
Jour 1 : ST-CHELY-D'AUBRAC- ST-CHELY-D'APCHER
54, 35 km, 15, 07 km/h de moyenne, D+ 830 m
Nous démarrons le périple par une belle montée vers le village d’Aubrac. Nous y suivons un coureur qui monte à notre vitesse. 9 ou 10 km/h. Impressionnant, lui, pas nous. L’arrivée à Aubrac, été comme hiver, m’impressionne toujours. Ce petit village situé à 1307 m d’altitude, posé au milieu d’un immense plateau battu par les vents, marque les esprits par son riche passé moyenâgeux et son ancien hôpital monastique du XIIème siècle. Imaginer les voyageurs repus et malades arrivant en ce lieu aux bons soins des religieuses me transporte.
Même s’il ne reste qu’une petite partie de la domerie (nom de l’hôpital), la tour, l’église, suffisent à témoigner de ce lointain passé. Plus récemment, à l’instar de Vichy, l’endroit était à la mode pour les curistes du début du XXème siècle en quête de petit lait. La quête spirituelle et touristique a depuis revitalisé le village. La maison de l’Aubrac offre une belle exposition sur la vie et l’industrie du plateau au cours des âges. Un buron y est reconstitué. Dehors un très riche jardin botanique, gratuit, nous occupera un moment. Quelques touristes, des randonneurs à pied ou à vélo, mais l’endroit reste très tranquille même en haute saison. Un coup de cœur. Nous poursuivons vers St-Urcize, et passons de l’Aveyron au Cantal. La route sur le plateau est magnifique et odorante. Nous redécouvrons le plaisir d’avancer tranquillement à vélo. Sensation de liberté totale. Passage à la petite station de ski, décrite avec humour comme candidate aux prochains JO d’hiver. Un endroit tenu par les bénévoles de la commune et qui survit comme il le peut avec le manque de neige récurrent. Ambiance de fin de règne sous la chaleur estivale. Nous nous ravitaillons à la boulangerie et à l’épicerie du village.


Toujours des randonneurs dans les parages. Le repas se prendra dans le petit village de Recoules-d’Aubrac, en Lozère. Calme absolu près de ces dispositifs en bois utilisés pour ferrer les vaches, rencontrés dans la plupart des hameaux. Nous franchissons la rivière Bès dans un très joli cadre champêtre avant de rejoindre Malbouzon pour tester son café et la tranquillité estivale. L’étape du soir se fera à St-Chély-d’Apcher, la ville des environs, dans un confortable hôtel (Jeanne d’Arc) près de la gare bien tranquille. Difficile de trouver un endroit pour manger dans le centre peu animé. Nous nous rabattrons au café central sur la place du foirail. Pizzas correctes, sans plus, au milieu des locaux et des sportifs du coin. Très bonne première journée entre trois départements. Rien à jeter.
Jour 2 : ST-CHELY-D'APCHER-PONT D'ALLEYRAS
71,20 km, 15, 78 km/h de moyenne, D+ 1250 m
Nous partons le ventre vide vers le Malzieu-Ville, jolie petite ville verte, avec ses remparts et son ancien couvent des Ursulines (photo ci-contre). Très bon boulanger (croquant aux amandes délicieux). Longue montée vers le Pas de l’Âne qui à environ 1400 m franchit la longue ligne dorsale de la montagne de la Margeride. Quasiment personne, belle forêt et silence. Longue descente en passant par de petits hameaux( photo ci-dessous). Vues au loin sur le Mezenc. L’arrivée à Saugues me surprend par son côté méridional...pourtant nous sommes en Haute-Loire, au cœur du pays du Gévaudan.
Le soleil éclatant et les terrasses me poussent au sud. Suivant les traces au sol de la bête, on arrive à la Tour des Anglais, sorte de donjon bizarre, et à la collégiale Saint-Médard, édifice gothique au clocher hexagonal où les pèlerins jacquets défilent. Une mamie nous propose de profiter de tables et de chaises sur la petite place. Sympathique accueil. La sortie de ville commence par une côte vers une énorme statue de la bête qui surplombe la ville.
La route alterne descente et plaine pour finir à grande vitesse, au pied d’orgues basaltiques, à Monistrol-d’Allier, où un pont construit par Eiffel traverse la rivière. Le petit village sert de base pour démarrer la descente des gorges de l’Allier. Un peu de monde mais cela la reste très acceptable. Nous remontons ensuite le long de la rivière Ance vers St-Préjet-d’Allier. Montée régulière mais pas forcément agréable sous la chaleur, passant près de deux barrages, dont le dernier offre un plan d’eau utilisé par des pêcheurs. Après un petit arrêt près d’une fontaine, on poursuit la montée avant une longue descente rapide vers le Pont d’Alleyras, au bord de l’Allier. Gîte très agréable face à la rivière où se baignent quelques vacanciers. Un petit bar près de la gare (ligne Clermont- Ferrand-Nîmes), un restaurant étoilé (coquillettes tomate pour nous), quelques joueurs de boules, nous apprécions l’étape.
Jour 3 : PONT D'ALLEYRAS-LE MONASTIER SUR GAZEILLE
54,12 km, 15, 34 km/h de moyenne. D+ 1256 m
Après une nuit bien fraîche et reposante, nous entamons une montée de 6 km vers un plateau, au milieu de prairies fraîchement coupées et de champs de blé au dessus desquels tournent les milans royaux, compagnons fidèles de ce séjour. Et toujours cette odeur de foin, omniprésente. Très belles vues à 360 °. Nous basculons ensuite vers le lac du Bouchet par une petite route interdite aux engins motorisés.
Jour 4 : LE MONASTIER SUR GAZEILLE-ST-CIRGUES-EN-MONTAGNE
60,84 km, 15,27 km/h de moyenne.
D+ 1750 m
Ce matin la ville s’anime un peu plus, avec un petit marché et le marchand de fruits et légumes passant de la musique française vintage. Montée régulière vers les Estables, la station du Mont Mézenc, doublés par plusieurs cyclistes en mode rapide. Jolie station très touristique : camping cars, monde. Ravitaillement à la boulangerie et à l’épicerie puis nous montons à la Croix de Boutières (1502 m), la plus haute route du coin pour basculer en Ardèche.
On en prend plein les yeux même si la fréquentation excessive de ce dernier sommet, nous pousse à ne pas tenter la petite ascension de ce pic mythique pour tous les écoliers français attentifs, proéminent mais si simple d’accès. Nous laissons les stands de produits locaux pour tester l’une des sources de la Loire, l’authentique. Les deux autres seront pour une prochaine fois. Emouvant de voir ce filet d’eau partir vers l’océan.

Thierry et Stéphane partent par un chemin vers Ste-Eulalie, je prends sagement la route. La foule s’évanouit en quelques hectomètres, par enchantement. Joli ferme à toit de genêt, la ferme de Clastres du XVème ( phot ci-contre) et son petit jardin botanique apportent beaucoup de cachet à ce village endormi. Bien calme. On suit la Loire qui a déjà bien grossi avant de remonter vers Usclades-et-Rieutord, petit village désert avec sa vieille auberge désaffectée et un semblant d’antique garage (supposition). Descente typiquement ardéchoise avec des fermes chevrières isolées jusqu’au barrage de la Palisse, petit site balnéaire, et enfin notre arrivée facile à Saint-Cirgues-en-Montagne.

Cette petite ville méridionale ne laisse personne indifférent. Grand foirail avec des familles qui jouent aux boules, anciens hôtels, magasins d’un autre temps (Simone et son petit commerce), rue du premier centenaire de la ville, architecture du sud… j’apprécie de m’y promener. Etrange atmosphère au milieu de ces bâtiments décatis, où on ne sait pas vraiment ce qui est ouvert ou fermé. Notre petit logis modeste est dans un camping, les Airelles, en bord de rivière. Accueil familial, décontracté et souriant. Très bon repas au restaurant le plus chic du coin (fromage de chèvre rôti, truite aux amandes, glace ardéchoise). Belle étape. On dirait le sud.
Jour 5 : ST-CIRGUES-EN-MONTAGNE-CHASSERADES
75,85 km, 15, 43 km/h de moyenne.
D+ 1769 (+ 5m)
Après un ravitaillement à la boulangerie, nous commençons la montée vers Mazan-l’Abbaye. Assez gros édifice en partie en ruine avec son cimetière aux noms méridionaux (Léon, Olivier, Cyprien, Léontine…). Surprenante œuvre d’art : des cercles d’or fin sont dessinés sur la structure et offre un spectacle étonnant pour une certaine perspective.
Une fois passé le col, la vue devient splendide, depuis un promontoire avec une table d’orientation surplombant une grosse gorge (Ecrins, Ventoux, Mont Lozère, mais la brume lointaine empêche de voir aussi loin).
Enorme avec plusieurs bâtiments, des anciennes cuves à vin (fermées en 2006) , beaucoup de marcheurs , de pèlerins et de randonneurs mais seulement 10 moines.
Petite boutique de produits monastiques. Stevenson passa par là lors de son périple et le célèbre ermite du Sahara, Charles de Foucauld, y étudia ici en son temps (1890) . Un endroit qui doit être fascinant en ses recoins cachés mais là, en pleine saison, accessible par une belle route goudronné, on ne se transporte guère.
On rejoint par le GR la Bastide- Puylaurent, d’où nous remontons sur Chasseradès. Route que pour nous, fermée à cause de gros éboulements. Nous arrivons dans ce vieux village, peu animé. Bien plus typé montagne que celui d’hier. Odeur de cheminée, petit potager dans les cours, cabane au fond du jardin. Petite épicerie minimaliste où nous ferons les course le lendemain. 1 gîte très confortable, le Relais de Modestine où nous dormons, un hôtel désuet (les Sources anciennement Rieu d’après la vieille carte dans l’entrée). On y passera la soirée pour un très bon dîner au milieu des pensionnaires. Impression de se retrouver en 1985, dans ma jeunesse hôtelière à la Bourboule ou à Cauterets.
Un couple de gens âgés derrière nous. Je leur souhaite de pouvoir revenir ici l’année prochaine.
Encore une belle journée, très bonne jambes et moral au sommet.
Jour 6 : CHASSERADES-RIEUTORD DE RANDON
73,17 km, 16,4 km/h de moyenne.
D+ 921 m (4m)
Au petit déjeuner ce matin, je m’interroge sur celui ou celle qui a tapé 3 fois au mur la veille au soir pour nous rappeler qu’à 22h15 un gîte de randonneurs est censé être calme. La discussion sur la comparaison des légumes de marché ou de grande surface n’était pourtant pas si enflammée. Je mise sur le gars qui ne nous regarde pas. Peut-être la peur face à la carrure du grand Steph ? Gros et bon petit déjeuner et départ sous les nuages. Le village se réveille. La Malle Postale vient chercher les bagages des voyageurs pour un transfert. Nous montons lentement vers les Chazeaux puis vers la route montant près du Moure de la Gardille ( photo ci-dessus). Je la connaissais en hiver sous la neige.
Enfin une montée très raide nous amène par la face la plus abrupte à la Tour des Anglais puis à la place de Chateauneuf-de-Randon. Je connais bien le village pour y avoir passé deux semaines en hiver. Hormis 26 °C d’écart ( -12 à +14), je n’y trouve pas une plus grande animation qu’à la saison glaciale. Situé à plus de 1200 m d’altitude, le village est célèbre pour avoir abreuvé d’une eau trop froide Du Guesclin, lui causant la mort quelques jours plus tard. J’apprécie beaucoup cet endroit, sa place, son site sur une colline et son atmosphère assez austère. Le café au bar est « un des moins chers de France » d’après Stéphane. 1€1O, pour ne pas oublier le jour de l’inflation.
Nous poursuivons par une montée vers le Lac de Charpal. De bonnes rampes au début puis on se retrouve sur un plateau, passons près d’une petite station de ski de fond et arrivons au lac, à 1326 m d’altitude, sûrement l’un des plus beaux du Massif Central. J’adore ce coin, très sauvage, avec une impression de Canada. Un peu de monde mais le site reste magnifique.
On s’y promène un peu pendant la sieste de Stéphane. Passage sur des pontons en bois, forêt, prairie, ruisseau...un très bel endroit. Enfin, nous finissons par descendre vers Rieutord-de-Randon, village endormi au pied du Truc de Fortunio, 1551m, point culminant de la Margeride et au bord de la route nationale. Arrêt rituel au café près de l’église puis course à l’épicerie. Ce soir nous sommes chez l’habitant. Une première pour Stéphane qui casse direct deux lattes du lit! Bonne journée au final mais moins excitante pour moi car je connais bien le coin. Et puis cela sent le retour... Après une montagne de pâtes sans oxygène, nous mangerons nos gâteaux (charmante boulangère) au pied de l’église. Personne autour de nous. Et pendant ce temps à Ibiza...
Jour 7 : RIEUTORD-DE-RANDON-ST-CHELY-D'AUBRAC
50,17 km, 16,92 km/h de moyenne.
D+ 522 m
Montée par le bois de Bouls vers Ribennes puis le Roc de Peyre (photo ci-contre) par des routes tranquilles et agréables. Une fois l’autoroute franchie nous basculons vite dans l’Aubrac.
Montée vers le Château de la Baume, belle bâtisse entourée de scouts. Après une rude côte, le plateau dénudé et venteux de l’Aubrac s’ouvre à nous. Nous avançons assez vite, à la recherche d’un abri, que nous trouvons à moitié dans le village de Marchastel. En évitant les lacs et la cascade de Déroc à cause du froid, nous fonçons vers Nasbinals pour un endroit et un café chaud. Ville animée, avec beaucoup de randonneurs mais aussi des ouvriers pour leur pause. Sur les murs, les exploits du club clermontois et Zidane en photo dans les cuisines.
Montée vers le Château de la Baume, belle bâtisse entourée de scouts. Après une rude côte, le plateau dénudé et venteux de l’Aubrac s’ouvre à nous. Nous avançons assez vite, à la recherche d’un abri, que nous trouvons à moitié dans le village de Marchastel. En évitant les lacs et la cascade de Déroc à cause du froid, nous fonçons vers Nasbinals pour un endroit et un café chaud.

Ville animée, avec beaucoup de randonneurs mais aussi des ouvriers pour leur pause. Sur les murs, les exploits du club clermontois et Zidane en photo dans les cuisines. Nous avons Sébastien Chabal avec nous. Nous montons ensuite vers le village d’Aubrac par une route de pèlerins, passant près de la petite station de ski du fer à cheval. Superbe route sur la fin, avec ce plateau à perte de vue, ses vaches, les rapaces tournant au dessus des champs fraîchement coupés.

Arrivée magnifique sur le village d’Aubrac, impressionnant îlot d’architecture au milieu de nulle part. Il ne reste plus qu’une descente tranquille du plateau vers St-Chely-d’Aubrac, terminée par une route sinueuse et très pentue. Dernière discussion avec un agriculteur du cru et nous voilà sains et saufs sur le parking où nous attendent nos voitures.
CONCLUSION
Rien à jeter dans ce périple. Ni chambre à air usée, ni papiers gras, peut-être juste un peu de gomme au sol. Stéphane assure pourtant n’avoir jamais freiné dans les descentes. Et Thierry ne touche pas la route tant il vole, peu importe la déclivité. Dans une nature très propre, alternent de superbes paysages et des routes tranquilles parfaites pour rouler à vélo. Je retiendrai la variété des paysages que permet l’itinérance à vélo en terrain montagneux. Rien de monotone dans ces lieux où s’écoulent les jours tranquilles comme les sources. Sources d’histoire aussi, de leçons de géographie, sur les traces de la bête, des bêtes sur les drailles, des ermites, des pèlerins d’hier et d’aujourd’hui. De mon passé aussi alors que nous usions nos chaussures sur le sentier de Stevenson en 1998, au début du frémissement touristique. Émouvantes retrouvailles. Réminiscence plus que mémoire. Ces routes paisibles offrent un paradis aux deux roues, une très bonne gastronomie, globalement peu de monde, de bons hébergements à des prix très corrects. Il reste tant de lieux à explorer dans la partie Ardéchoise ou plus au sud dans les Cévennes. Un voyage en forme d’invitation, une carte postale pour soi-même. « Nous reviendrons. Bises. »
LE POUR : la simplicité des déplacements, le côté tranquille, l'impact carbone, le coût du voyage, la liberté, l'odeur de foin, les paysages, l'effort physique, l'accueil des gens, la gastronomie.
LE CONTRE : un peu de monde sur les sites les plus connus mais vraiment rarement.

Le lien vers l'album photo du séjour PHOTOS
Une petite vidéo de 3 min 52 sur le voyage.