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ITALIE 

Pourquoi l' Italie?

L'indécision m'avait une fois de plus rongé en cette fin d'année. A attendre le dernier moment, cela ne marche pas, du moins en été. Peut-être parce que le travail me tient jusqu'au 11 juillet maintenant, que l'on rentre alors dans la très haute saison, et que toute l'Europe se retrouve dans les aéroports. Et puis habitué que je suis aux villes historiques hors saison j'ai  toujours du mal à m'imaginer dans la foule estivale. Faire tourner les moteurs de recherche, attendre un bon  plan que l'on ne peut refuser, une motivation pour s'arracher au lieu de s'enterrer dans une habitude confortable et sclérosante: Coupe du Monde de football, Tour de France, piscine dans le jardin, jeux avec les nièces et promenades à vélo.  C'est agréable mais cela accélère la fuite du temps. Alors j'ai tenté un nouveau concept, la routine de l'organisation des voyages  me pesait je pense. J'ai regardé les villes d'Europe les plus accessibles depuis  ma région, en vol direct. J'ai repéré quelques profils intéressants sur Couchsurfing, j'ai envoyé des requêtes au hasard. Seule une invitation pouvait me faire me décider à partir. Entre Belfast, Poznan, Prague et Budapest elle est venue du nord de l'Italie. Ce sera chez Michela,  une artiste peintre amoureuse des animaux, au nord de Brescia. Billet d'avion pris deux jours avant le départ, aucune préparation, aucun guide, aucun programme et me voilà parti pour Milan pour un séjour express. Tant pis pour l'étape du Tourmalet et pour l'éclipse historique de Lune. Me voilà en partance pour l’Italie sans autre projet que de manger des pâtes, des pizzas et des glaces et de boire des verres à l'ombre. Le reste  m'est totalement inconnu.  

PLAN DU VOYAGE

Voyage seul, express, du 27 juillet au 3 août 2018.

Ma   ville d'entrée et de sortie sera  Milan.

De Milan , je vais me rendre directement à Brescia puis à  Gardone Val Trompia qui sera ma base pour 4 nuits. De là je visiterai les lacs de Garde, Ledro et Idro, le Val Trompia, le Monte Guglielmo , la ville de Brescia et le festival Nistoc.

Puis je passerai 2 nuits à Iseo au bord du lac. De là je visiterai la tourbière , la ville de Pisogne  et l'île de Monte Isola. Ma dernière nuit sera à Brescia avant de partir tôt pour Milan. 

Carte Macédoine

PERIODE :
Au niveau du climat, la saison estivale n'est pas censée être la meilleure. Canicules possibles dans les plaines et  c'est vrai que cette fin de juillet a été particulièrement chaude dans toute l'Europe.  Tous les jours il faisait plus de 35 °C.  Donc ne pas  trop sortir entre 12h et 16 h, cela cogne vraiment  et de plus tout est souvent fermé.  Marcher dans ces conditions est difficile . Le ciel est un peu laiteux ce qui n'est pas la meilleure lumière pour les photographies. 

Pour en savoir plus sur le climat et les bonnes périodes , voir sur ce site.

Au niveau fréquentation on est en haute  saison,  et on sait que l'Italie est un pays très prisé par les touristes du monde entier. Dans le Val Trompia, pas de problèmes, ce n'est pas une région touristique mais forcément au niveau des lacs il y a du monde. En particulier au Lac de Garde, à Riva. Mais bon on est loins des bouchons et le lac d'Iseo est finalement assez tranquille. J'ai croisé bien sûr quelques français, et des allemands , des anglais...

A Brescia, il y a beaucoup moins de monde qu'à Florence à la même saison c'est sûr. Cela reste très agréable comme fréquentation . 

Au niveau des prix du logement, forcément on est là au niveau haut, en particulier à Iseo. 

L'avantage de la haute saison: les festivals dont celui de Nistoc. 



NIVEAU :

Très  facile

Pour peu que vous parliez un peu anglais il est aisé de voyager  dans ce pays même si cette langue, comme le français, n'est pas vraiment parlée par la population, ce qui m'a surpris .  Le paiement est en EURO, le système de transport est très bien fait et ponctuel, les gares modernes, les horaires affichés un peu partout, les cartes bancaires sont très utilisées.  Un bémol pour la gare routière de Brescia, un peu glauque et pas très claire. 
Pour trouver un hébergement ce fut très simple : beaucoup de Couchsurfing chez Michela et ensuite du Booking .com.  

Niveau physique...rien à dire.   La marche en plain cagnard peut être éprouvante  mais il suffit alors de prendre son temps, de faire des pauses  à midi dans sa chambre, d'y manger ou de se reposer dans les nombreux cafés . Pour les randonnées dans les parcs, comme chez nous, il faudra faire avec sa condition physique du moment.  


Niveau hygiène, pas une seule alerte de santé.  C'est l'Europe moderne, rien à ajouter.  L'eau du robinet  ne m'était pas conseillée, bizarrement. 

Aucun  sentiment d'insécurité . Je n'ai  vu aucune bande de gars inquiétante, ni bagarres, ni scènes violentes. J'ai trouvé l'ambiance très relax. La gare des buqs de Brescia n'est pas très rassurante le soir. Beaucoup , beaucoup d'africains , peut-être des migrants.  

Un voyage  confortable ,relaxant niveau moral  et je rentre apaisé et en forme .


HEBERGEMENT ET BUDGET (2018) :

Le voyage m'est revenu à   610  euros pour 8 jours ( 120  euros d'avion , 74  euros pour rejoindre l'aéroport de Bordeaux en train et navettes,   416 euros de logements, de visites, de nourriture et de transports  sur place )  . Ce qui  est  un  peu cher  je trouve  par rapport à d'autres pays.  L'Italie , je trouve est un pays assez cher. 

Il faut savoir que je n'ai payé que 3 nuits et que la plupart du temps je voyageais en voiture.  Sans Couchsurfing et en payany plus de transports, le  budget aurait explosé et je n'aurais pas pu faire le même itinéraire.  
 La prix  des chambres   était entre  55 et 75 euros  avec petit déjeuner ou sans.  Prix de haute saison.  Elles étaient relativement confortable. Mais j'étais là dans la fourchette de prix basse.  
Sur les entrées de musées, elles sont souvent  autour de 10 euros ! On réflechit donc avant d'entrer.  
Sur les transports,  Les transports en bus   et en métro sont comme chez nous.  Je n'ai pas pris de taxi. Le prix du train est moins cher  qu'en France sur les trains régionaux mais s'envole avec les trains rapides. 

Pour me  nourrir,  je mangeais souvent à la maison ou dans les restaurants et snacks. Pizzas entre 7 et 11 euros. Piadine vers 4 euros. Bière vers 3.5 euros. Le soir par contre les restaurants sont assez chers , à la carte ou sur des menus àn 30-40 euros.  Menus  à midi pour 11 euros à Brescia , correct.

En général, les petits déjeuners offerts étaient très classiques et corrects. .
 
Les marchés  me semblaient au même prix qu'en France.  Exotiques et agréables à l'oeil cependant. 

Pour préparer ce voyage je n'ai rien  utilisé en fait , juste quelques pages imprimées sur Bergame, Brescia et les environs. 

SITES GENERALISTES

GARDONE VAL TROMPIA

Gardone Val Trompia

La canicule sévit en France, un départ matinal  en train est fort agréable : Penne d'Agenais, Agen, Bordeaux, aéroport de Mérignac.  Le plaisir du hangar Bili.  Être patient, là est le secret. Mais les gens ne le sont pas,  alors ils épuisent leurs  nerfs sur un smartphone. C'est sûrement une malédiction mais j'avais encore un gars à côté de moi qui passait son temps à regarder des vidéos de chiens et de chats qui se font des croches pattes. 

Mais je ne doute pas que ce ne sont que les autres qui regardent ces âneries. Tout le monde me vante les mérites de ces réseaux sociaux. « Indispensable » entends-je. La bêtise oui l'est pour la plupart.  Moi je lis Jerphagnon. Il parle de la caverne de Platon. « La caverne, c'est les Autres » dit-il. On se croit toujours en dehors, éveillé. D'où mes dernières phrases.

La Caverne, c'est un hall d'aéroport d'un terminal Low Cost. On voit les ombres des avions et de la piste par la vitre...mais on ne sort pas. On attend, debout, comme dans une rookerie sur la banquise. Le touriste comme manchot ?

Vol confortable. Dernier rang, au-dessous de l'endroit où les hôtesses rangent leur matériel. Résultat, je passe 1h30 avec le bas-ventre de ces dames sous le nez. Devant moi, un enfant qui hurle du départ à l'arrivée. Maîtriser ses nerfs. Son père le change, vite un gant, on  ouvre la lucarne et tout me tombe dessus. « Scusi »  dit la demoiselle.


Aéroport de Milan, transfert pour le centre de Milan avec le Malpensa Express. En fait il s'arrête un peu partout pour un express. J'arrive à la Gare centrale, c'est aussi beau qu'une arrivée à Montparnasse. Je rate mon train, improvise...Brescia, dans 5 minutes, je monte. On verra bien, je jouerai à l'innocent touriste en cas de problème. Train pour Brescia. Pas très joli le paysage, impression d'arriver dans la partie industrielle de la Slovaquie. Usines partout, aucun exotisme en vue.  Gare de Brescia. Des africains partout, une gare des bus assez sordide. Personne ne parle anglais, pas même les commerçants chinois qui pullulent. Drôle d'impression.  Je ne me sens pas du tout en  Italie. Mais c'est cela l'Italie en 2018. Des milliers de migrants qui arrivent par jour, et certains s'installent.  Bus pour Gardone Val Trompia. La moitié du bus est rempli d'africains.

Gardone Val Trompia


 Exotisme des langages inconnus. Je descends à  « ospetalidad » dis-je au chauffeur. En fait personne ne parle anglais. Je vais devoir me débrouiller et improviser. De Brescia, la route vers la vallée Trompia n'est qu'une succession de petites villes, de grandes surfaces et d'immeubles un peu décatis. Pas vraiment engageant. Bien sûr je rate Gardone Val Trompia. Comment repérer une ville  quand aucune campagne ne sépare les entrées et les sorties ?  Je finis par descendre, au hasard et appelle Michela qui vient me chercher en voiture.  Elle ne parle pas anglais et un tout petit peu le français. L'Italie c'est la Chine de l'Europe, il faut être patient et faire preuve d'imagination ou s'aider d'un smartphone. Ouf elle en a un.

Michela est artiste, alors je commence par visiter son atelier. Comme on l'imagine, grand sous -sol rempli de cadres, de tableaux, de pinceaux et d'un tas d'objets dont je ne connais pas l'utilité. Moi ce sera le canapé, un peu trop court. Mais bon, je suis à Gardone Val Trompia, loin de tout, sans rien savoir sur la région qui m'entoure et sans programme. C'est assez excitant.

 

La ville n'est pas du plus grand intérêt. Nous la visiterons  le lendemain en fin d'après midi d'un coup de voiture, « cela ne mérite pas une visite piétonne » me dit Michela. Traversée par une grande rue, encaissée entre les montagnes vertes, couvertes de forêts, c'est la capitale des armes: Beretta  (grande maison de la famille que l’on n'a pas  visitée) étant la plus célèbre mais il y a d'autres usines dans le coin.  Un centre historique assez réduit, avec un couvent (« un peu pillé par Napoléon » me dit Michela), quelques églises, un petit parc avec un château d'eau tout bleue et des jeunes d'origines africaines qui jouent au football. Dans les rues autant de musulmans en robes longues que de Sénégalais en boubous. Drôle d'ambiance. En fait il n'y a pas grand-chose à faire ici. Le Val Trompia est une vallée connue pour ses mines, de fer par exemple, d'où l'ambiance ...et les armes.

Photos de  l'Île du Cap Breton



Quelques    PHOTOS  de Gardone Val Trompia.





BRESCIA

Piazza della Vittoria



Ci-contre , la Piazza della Vittoria

Autant la première  image n'est pas engageante, autant la visite de la ville sera une très bonne surprise. Rien de bien original, c'est exactement ce que dit le Lonely Planet  dont j'ai imprimé quelques pages avant de partir. Nous laissons la voiture sur le grand parking de bout de ligne de métro « Préalpina » et empruntons ce transport tout neuf et forcement agréable. Dehors il commence à faire très chaud.  Une fois sorti des entrailles de la ville, enfin je démarre mon voyage dans l'Italie de carte postale. Piazza della Vittoria. Un grand marché, du bruit, de la vie, et déjà de beaux monuments sous le soleil. Ca y est j'y suis. Alors nous allons pas mal marcher. Ce que j'aime dans cette ville : l'absence de touristes. On en croise un peu certes mais pas de cars, de groupes avec fanions, guides et micros pour moi aujourd'hui. Pas de chinois, pas de selfies. C'est reposant. Peut-être que ce ne sont pas là les sites les plus fameux du pays mais dans cette ambiance cela en devient plus intéressant. J'aime le secondaire quand je ne le partage pas.


place Paul VI, Brescia

Les sites, en vrac.

Deux cathédrales, à côté, sur et belle et longue place. Des restaurants pas très traditionnels pour moi. Une fontaine au milieu et personne qui mime «  Marcelo ! » sauf moi. Pas de pièces non plus sous la surface. La Cathédrale Neuve, de 1604, que nous visitons gratuitement. Je remarque les foulards à l'entrée, les confessionnaux (où est Don Camilo?) puis les classiques cierges allumés, les voûtes décorées etc...Comme toujours je passe sans trop d'émotion. La Vieille Cathédrale, juste à côté est plus originale. C'est une basilique romane de forme circulaire construite sur une autre église. Il y fait frais, surtout dans les sous-sols. Michela me raconte que la statue du Christ est une sculpture d'un ami, que derrière les échafaudages ont été découvertes de rares peintures médiévales.  Toujours pas de grande émotion, c'est juste agréable.  

Palazzo Broletto



Le Palazzo Broletto ( ci-vontre) . Une partie baroque, une partie médiévale. Bien loin du style des villes hanséatiques. Une grande cour, une fontaine, du style vénitien parfois, des lions (de Venise)...

La Tour de l’horloge, qui ressemble un peu à toutes ces horloges astronomiques. Complexe, belle, avec cette fois  tout en haut deux petits bonhommes qui tapent sur une cloche aux heures dites, « i macc de le ure ».

Au pied encore un marché.

La place de la Loggia  est juste au pied de l'horloge, on y trouve un marché parfois et surtout le Palais de La Loggia, un bel édifice renaissance.

La ville est aussi remarquable pour son passé romain. Ruines d'un ancien temple, théâtre antique, musée ...mais nous ne verrons cela que de l'extérieur. La chaleur devient écrasante et on commence à avoir faim, à chercher l'ombre au frais. A côté encore un musée, le Monastère de Santa Giulia, toujours payant. Mais je ne suis pas assez attiré par les belles pierres antiques. Il y aurait donc encore beaucoup à voir dans le  coin d'autant que nous n'avons pas visité le Château.

Pour midi, à nous le plaisir de la pasta et de la San Pellegrino dans un petit restaurant bien sympathique du centre.

Le soleil ensuite écrase trop, nous rentrons à Gardone.

Cathédrale de Brescia



En fin d'après midi nous visiterons un petit parc, dans la ville de Carcina où se déroulera ce soir un festival  au sein du domaine d'un riche industriel de la ville, dans le parc de la Villa Glisenti . Endroit très modeste niveau nature, quelques beaux arbres, petite rangée de bambous, quelques tortues... mais avec la fête qui se prépare, les enfants qui jouent et le sentiment d'être loin des circuits touristiques, cela a son charme.

 

Je voulais revenir à Brescia alors pour ma dernière soirée du voyage  j'ai choisi le  confort du Centre Paul  VI, une sorte de grand bâtiment religieux, historique, en plein centre de la ville. Parking privé, entrée prestigieuse, tableau et art dans les couloirs, chambre avec vue sur le grand jardin intérieur, j'adore ce lieu bien loin des hôtels habituels et en plus à très bon prix . Brescia la nuit est pour moi un enchantement. Nous profiterons de tous les éclairages pour redécouvrir les lieux visités le premier jour.  Dans certains quartiers branchés il faut aussi voir le défilé de Porsche et de belles filles, incroyablement apprêtés.  Quant aux hommes, certains sont de vrais clichés avec chemises ouvertes, barbe impeccable,  belle montre et belles chaussures.

Capitolium


La place Vittoria est animée, des enfants jouent, des jeunes sont assis sur des marches,  le tout dans une ambiance bonne enfant, tranquille. Au pied de l'horloge astronomique, un groupe écoute son guide. Ils sont rares ici ces touristes en bande. Je n'ai pas l'impression de suivre une procession de groupes, je me déplace juste dans  une ville italienne. Ce ne doit pas être la même sensation à Venise. Brescia n'est pas, au niveau de l'Italie, considérée comme belle et pourtant elle l'est pour moi.  Devant les ruines romaines éclairées il n'y a personne, la ville semble même déserte parfois. Du silence, parfois un cycliste mais vraiment  une atmosphère apaisée.   Les restaurants font le plein. Je vais savourer mon dernier plat de pâtes au pied de monuments éclairés, totalement imprégné de cette ambiance italienne si romantique.  La vraie Dolce Vita. 

Photos de  l'Île du Cap Breton



Quelques    PHOTOS  en plus de Brescia.





LE FESTIVAL DE NISTOC

Festival Nistoc

Pour deux soirées, nous irons au dessus du Lac d'Iseo, dans un petit village paumé, Nistisino,  pour assister à un festival, tendance folk, en hommage cette année à Johnny Cash: NISTOC. De Gardone la route s'élève, nous traversons des zones industrielles puis un petit village où se fête durant une semaine les oies blanches. Le village entier est décoré et il y a du monde. A la terrasse de petits cafés loin d'êtres branchés, j'observe la vie locale d'un été italien. C'est là le gros avantage de la haute saison, toutes ces festivités un peu partout. La route s'élève, étroite, offrant de belles vues sur le lac d'Iseo. Conduite à l'italienne de Michela, qui ne met pas toujours sa ceinture, tripote son smartphone et frôle de partout les bas-côtés et les voitures.  

Monastère Sveti Naum
Le festival est dans un terrain communal, dans un tout petit village. On se gare dans les prés.1 euro le parking, et une place de tombola avec le ticket. Entrée gratuite sinon. C'est assez remarquable.

La scène s'ouvre sur une pente herbeuse. Un peu plus haut plusieurs tentes sont disposées.
  Sur une surface assez petite  se mélangent les stands de grillades, quelques grandes tablées, des vendeurs (artisanat hippie, gâteaux...). J'aime beaucoup l'ambiance.  Assis sur une serviette dans l'herbe je me régale d'un duo acoustique très technique, d'un groupe blues-rock à la White Stripes (sacré son!)  Pour finir par le dernier concert où une chanteuse charismatique à vois d'Aretha Franklin électrise le public. On voit ici tous les âges, des familles, des jeunes. C'est exactement l'ambiance que j'aime. A u même moment ce joue au Québec, à Joliette le Festival Mémoire et Racine que j'avais adoré. J'ai un peu de cette ambiance avec les sonorités celtiques et folk. Le deuxième soir, nous mangerons sur place (pain et salami, frites, bière artisanale) peu attiré par le concert, genre ska de la scène. Le groupe suivant mélangera la musique tzigane, au folk celtique avec aussi des reprises bien faites de Tom Petty, Johnny Cash et même Society de Pearl Jam. Le site se vide, on est dimanche soir et l'ambiance est un peu plus sage  que la veille mais voilà un beau petit festival. Bravo Nistoc.


RANDONNEE VERS LE MONTE GUGLIELMO 1957 m

En montant vers le Monte Guglielmo


Ce dimanche nous visitons les parents de Michela. Rendez-vous à 9 heures dans la montagne, près du village de Pezzaze, vers 1000 m d’   altitude. Son père a rénové avec beaucoup de travail et de style une maison en ruine. Le résultat est remarquable. Du bois partout, pas d’internet, des cèpes devant la porte, des arbres fruitiers, la vallée, les montagnes, les prés, des chèvres...  Sitôt arrivé, on me montre les photos du père en joueur de football, le père au sommet de la montagne, la collection de bouteilles d'eau de vie, le portrait peint de Mel Gibson en William Wallace dans le salon ! « Libertad, c'est le plus beau mot » me dit-il. Nous partons en Fiat Panda 4x4, soi-disant le top pour les conditions hivernales mais  nous patinons un peu pour monter la pente, à 3 adultes et 3 énormes chiens blancs derrière. On se garera une dizaine de minutes plus hautes pour démarrer l’ascension du Guglielmo, sommet emblématique du coin.

 On met les harnais aux chiens et c'est parti pour 3 heures à bon rythme.  Le père de Michela part sans lunettes, sans chapeau et sans eau ! Il marche ici tous les jours.  Il parle à tout le monde et ne passe pas inaperçu. Il est là chez lui. Le sentier est boisé et à l'ombre au départ puis se dégage en montant. Cela reste quand même peu pastoral, malgré le gros troupeau de vaches croisé près de la bergerie -café non loin du parking. Les montagnes sont ici bien plus recouvertes de forêts qu'en présence d'ovins et de caprins. Mais on fait quand même du bon fromage, je le vérifierai à midi. 


 Sur les crêtes, on rejoint une course de trail ce qui nous pousse à très souvent s'écarter du sentier en  équilibriste  pour les faire passer. La vue est très belle sur le Lac d'Iseo et sur les Alpes au loin.  
On voit quelques glaciers aussi. Un peu avant le sommet on s'arrête à une grosse auberge. On y prépare la grande tablée de midi au pied d'une petite chapelle. Beaucoup d'animation ce dimanche. Le sommet n'est pas loin et facile. On se retrouve au milieu de chevaux, et de pas mal de marcheurs (torses nus, sans chapeau souvent!) venus là pour le panorama. Je vois même le Mont Blanc !  C'est très joli. Nous descendons par un autre chemin, faisant une boucle jusqu'à la voiture. Il commence à faire très chaud, et dire que certains montent !
Sommet du Monte Guglielmo
Nous retournons à la maison où la mère de Michela nous a préparé un très bon repas. D'abord des gnocchis au fromage, puis des saucisses, du porcelet grillé, de la polenta, des cèpes trouvés devant la maison, des légumes. Je me régale. Du vin italien, puis des fruits, de la tarte aux myrtilles maison et un tas de fromages. Ouf ! 
Maison des parents de Michela
 Nous passons ensuite une bonne partie de l'après midi dans la propriété à se reposer avec les chiens, à observer les chèvres. Très agréable moment en famille. Quel accueil ! Ils me proposeront même de me loger quelques jours plus tard.

Sur le retour, nous nous arrêtons dans un village un peu plus bas pour voir un petit musée de la mine. Il y a du monde aujourd'hui à cause de la fête de la Montagne. Une grande tente sous laquelle on va danser, chanter, beaucoup boire et manger des sandwichs à la saucisse. Nous ratons le petit train qui part dans les galeries de quelques minutes. Mais bon il était hors de question de laisser Kelly-Kelly, la chienne de Michela, dans la voiture avec une telle chaleur.  La région est ici avec un fort passé minier sans que cela défigure le paysage comme un peu plus bas dans le Val Trompia.   Il y a beaucoup de sites à visiter pour celui que cela intéresse.


Photos de  l'Île du Cap Breton



Quelques    PHOTOS  en plus du Monte Guglielmo.





LACS DE GARDE, DE LEDRO ET d'IDRO

Lac de Garde
Michela aime le soleil et la plage, elle a beaucoup de mélanine comme toutes les italiennes  et elle veut aller se baigner. Peu enchantée par la visite des mines elle me propose une grosse virée vers les lacs. Alors nous voilà partis. Ce qui me frappe d'abord c'est le côté industriel du Val Trompia.  Nous arrivons dans une ville vraiment bizarre, Lumezzane, où il n'y a que des virages et des usines. On dirait un col routier entouré dans une zone industrielle.  C'est très laid et pour moi invivable.  La route non plus n'est pas extraordinaire : accumulation de voies rapides, de tunnels...ce n'est pas trop sauvage. Puis on arrive vers le Lac de Garde et le paysage change, cela devient méditerranéen et plus balnéaire.  Premier arrêt : Salo. Petite ville assez tranquille et plutôt élégante. On se promène avec plaisir sur le front de mer. Je fais figure un peu d’extraterrestre ici avec mes lunettes, mon chapeau et ma crème. Tout le monde ici semble insensible aux problèmes de peau !  Quelques bateaux accrochés aux pontons dont ces fameux bateaux en  bois des lacs italiens.  Un coin tranquille. J'apprécie. La ville est agréable pour se promener. Je goutte enfin ma première glace, délicieuse et bien moins chère qu'en France. On flâne, il n'y pas trop de monde je trouve pour la saison. Les boutiques soldent les tenues d'été. Les manteaux s'affichent déjà.


Riva, lac de Garde
La route se poursuit ensuite sur la côte ouest du lac jusqu'à Riva.  J'avoue ne pas adorer le coin. Des tunnels, encore des tunnels et aucun accès au lac ou presque. Tout ici est construit et privé. Superbes villas, hôtels...Pas trop intéressant de voir les privilèges des autres. Michela me dit que l'Italie manque de place comparé à la France. C'est vrai qu'ici la montagne tombe vraiment dans le lac et on se demande comment on a pu tracer ces routes souvent dans le roc. A Riva, on se gare dans un parking gratuit assez loin puis regagnons la plage. Michela veut son bain. Quand j'arrive et vois le monde, en plein cagnard se dorer au soleil, je file vite attendre sous un pin dans un parc proche. C'est vraiment l'ambiance que je n'aime pas.  


Cascade, Trentin
L'endroit n'est pas laid, on repassera plus tard (en se perdant 1 heure pour retrouver la voiture) , en fin d'après midi et j’apprécierai mieux les petites plages de galets et les pelouses. Mais à 14 heures, c'est agressif, tout ce monde même si l'ambiance est bonne est tranquille. Pas de musique à fond et de bandes de jeunes agressives  qui zonent. Je suis le seul en tee-shirt ! Les bellâtres font du sport et les jolies filles bronzent. Les moins gâtés par la nature font la même chose.

Une fois le bain passé nous visiterons le centre ville qui est assez agréable avec de belles constructions près du port. Nous mangerons les meilleurs paninis de la ville dans un endroit génial. Tous les meilleurs produits de l'Italie sont là, fromages, viandes, sauces et on voit les cuisiniers préparer devant nous un tas de sandwichs tous aussi appétissants les uns que les autres. C'est chic (serveurs  un peu hipsters), original et très sympathique à la fois.

Une fois la voiture retrouvée (ouf!)  dans cette ville que je n'imaginais pas aussi grande, nous partons vers le Trentin, tout proche. Là les paysages changent. Tout devient plus alpin,  plus sauvage. Le thermomètre de la voiture  montre que la température chute à vue d’œil : de 35 à 25 ° en quelques kilomètres !  On pourrait se croire en Autriche. Nous nous arrêtons à une belle cascade au bord de la route  et malgré l'eau glaciale on ne résiste pas au bain (moi je suis en slip!) . Super sympa.



















Lac d'Idro


Maisons en bois typiques, peu de touristes, j'apprécie bien plus que le lac de Garde pourtant proche. Nous passons au lac de Ledro. Entouré de montagnes boisées, tranquille avec quelques plages, des campings, je le trouve à mon goût. Enfin nous arrivons au lac d'Idro (voir ci-desssus) , aussi tranquille. Il n'y a quasiment personne là où des planches  à voile, des voiliers et des kites envahissaient le lac de Garde.  C'est endroit est bien moins touristique, plus pour une clientèle âgée. J'apprécie.

Pas mal de route aujourd’hui, merci Michela, et un aperçu rapide de ces lacs célèbres. Je pense que la haute saison a desservi le lac de Garde à mes yeux. La vision de ces montagnes tout autour est belle mais tout est bien trop construit et fréquenté pour moi.

Ce soir Michela a encore la force de me préparer des sortes de gnocchis aux épinards, des tagliatelles à la truffe...et du merlu avec sauce au beurre, polenta et flageolet.  Marrons au rhum au dessert de son père. Et j'oubliais le tiramisu au frigo !  En bon italien, je ne fais rien et n'aide à rien. Je m'occupe juste de la partie musicale : Toto Cotugno, Eros Ramazotti...Elle ne semble pas apprécier. Moi cela me fait rire.

 
Photos de  l'Île du Cap Breton



Quelques    PHOTOS  en plus des lacs de Garde, de Ledro et d'Idro.





LAC d'ISEO



-ISEO
En prenant la route qui menait au festival Nistoc,  on s'élève vers un col avant de redescendre vers le Lac d'Iseo par une jolie route offrant de belles vues.  Nous arrivons à Iseo, je vais y passer deux nuits. Mon premier hôtel est un hôtel classique, un peu désuet peut-être mais tout juste sur le front de mer, face à l'embarcadère.
Lorsque nous arrivons en ville, le marché occupe toute la partie centrale, autour de la statue de Garibaldi (une parmi combien en Italie ? ) . Les prix des fruits et des légumes me semblent un peu élevés mais rien que pour les yeux le spectacle est intéressant. J'aime voir les locaux de tous âges acheter leurs tomates ou boire le café sur une des nombreuses tables disponibles. Il y a une animation toute méditerranéenne. L'Italien, même au nord du pays, cela chante le sud.

Lac d'Iseo

La place est entourée de belles maisons anciennes,  souvent colorées d'ocre jaune ou pastel.
La visite de la ville est agréable : une belle église, des ruelles désertes où je croise une grand-mère jouer avec ses enfants devant la pas de sa porte. Les gens se parlent, de la rue aux fenêtres. C'est juste vivant. Le front de mer est assez chic (boutique Mont Blanc...)  et bien propre avec une promenade, un ponton et quelques bateaux près de l'embarcadère.  On aperçoit en face, l'autre rive du lac et ses montagnes, ainsi que  l'île lacustre de Monte Isola, que je visiterai bientôt.

Iseo













A la différence de  certaines stations française celle -ci est assez élégante, pas vraiment populaire avec chichis et barbe à papa ou stand de breloques. Pas de vente de rue le soir ici. Il suffit de voir  les gens sortir pour le dîner. La classe, même pour aller prendre une pizza. Et moi qui me trimbale avec ma poche en plastique Armand Thierry en guise de sac à tout faire, en Reef et en tee-shirt Sea Shepherd  pour aller au restaurant ! Les prix de l'hébergement, un peu élevé, doit y être pour beaucoup dans cette sélection. Mais cela n'est pas  St -Tropez, cela ne frime pas et je n'ai vu aucune voiture de luxe parader sur le front de mer. Ni Cruchot et Gerber d’ailleurs.   Je m'y suis senti très bien, à manger des glaces, à goûter la piadina. Un peu de culture : « La piadina est une spécialité culinaire italienne composée d'un feuillet à base de farine de froment, de saindoux ou d'huile d'olive, de sel et d'eau, traditionnellement cuit sur un plat en terre cuite ou sur une plaque en métal ou en pierre. ».  Très bel endroit.

Torbiere del Sebino


-LA TORBIERE DEL SEBINO

D'Iseo, en fin d'après midi,( de 12H à 16 h il est difficile de sortir tellement cela cogne)  je pars, pour la visite d'une vaste zone humide proche du centre. Je démarre pour le circuit nord de derrière le stade de football. Des parcmètres permettent de prendre un ticket (1 euro). Il ne manquerait plus que ce soit la mode : mettre des taxes partout pour se promener ! 

La tourbière se compose d'un tas de plans d'eau, parcourus par des pontons, des sentiers. On dirait plus une zone ornithologique qu'une tourbière au sens irlandais. Je me crois au parc du Teich, surtout quand je monte sur une tour d'observation en bois, d'où je n’observerai rien de vivant. Trop chaud, même pour les oiseaux. Mais je me plais à faire de l’exercice. Le tour fait environ 9 km. La partie sud est plus intéressante avec quelques  plans d’eaux à l’eau turquoise (quelques locaux s’y baignent), des oliviers, des champs et même un monastère, San Pietro in  Lamosa


La  promenade est finalement sympathique malgré la chaleur et la proximité de la route.

Monte Isola

-MONTE ISOLA

C’est  la plus grande île habitée des lacs européens, accessible facilement en moins de 20 minutes de bateau depuis Iseo et lieu d’excursion immanquable pour les touristes.  Il faut dire qu’elle impressionne de loin avec ses pentes vertes et son sommet à 600 m d’altitude. Une invitation à la marche. D’autan que sur l’île, les voitures autres que celles d’intérêt public, sont interdites. J’arrive par un trajet agréable, au milieu des touristes certes, vers le village de Peschiera Maraglio, le plus important de l’île. C’est charmant, avec son petit port et tranquille je trouve. J’achète quelques provisions d’eau à l’épicerie du village, simple établissement de proximité tenue par une vendeuse bavarde comme j’aime. Du cachet. Cela grimpe vite et je prends plaisir à me promener dans les ruelles de la ville. Il est plus de midi et les odeurs de cuisine italienne se répandent dans l’air. Arrêt à l’église Saint Michel puis démarre la grimpée vers Cure. Je m’arrête souvent  et manque de force sous la chaleur. Le sentier est agréable et la vue commence à être très belle, sur l’île Saint Paul, par exemple, petit caillou privé au sud avec une résidence de  riche dessus. Elle est célèbre pour avoir été reliée à Monte Isola par un ponton coloré  de l’artiste Christo, foulé par plus d’un million de personnes. Cure est un joli petit village avec de belles maisons en pierre.

Sanctuaire Madonna della Ceriola

De là je poursuis vers le sommet de l’île au sanctuaire Madonna della Ceriola. Au sommet quelques touristes, certains très affaiblis par la chaleur. Joli église, belles vues, petit jardin, un bel endroit. Je continue ensuite vers les villages de Masse, Olzano, Novale, Carzano. Tout est très joli et je ne crois pas grand monde sur les sentiers finalement. La plupart des gens prennent les vélos pour faire le tour. 
Mone Isola

A Carzano, au bord du lac, je me régale d’un sandwich mortadelle-fromage acheté dans une toute petite boutique qui vend de tout et au sympathique vendeur.  Repos dans l’église puis c’est reparti sous le cagnard. Siviano, Sinchignano. Des terrains de sport et une piscine désaffectés. Je visite le cimetière de l’île, ému par toutes ces photos et ces regards qui nous implorent de profiter de la vie. Menzone, Sensole où je me baigne au milieu des canards et des cormorans, tout seul, au bord de la route. Le pied ! Une très belle île, j’ai vraiment apprécié les sentiers, le côté méditerranéen, l’absence de voiture, le calme, les villages, les paysages...et les fontaines d’eau fraiche. 
Pisogne

-PISOGNE

 
Pour occuper un peu ma journée, je me rends en moins de 30 minutes de train climatisé vers la ville de Pisogne au nord du lac. C’est là l’occasion de voir défiler les paysages lacustres, d’observer déjà avec nostalgie la belle île de Monte Isola et de découvrir le bout du lac.  La ville est grande mais le petit centre historique se visite au calme. Il faut dire que la canicule assomme un peu tout le monde. J’erre un peu au milieu des ruelles anciennes, trouve une pizza aux fruits de mer (bien moins bonne que celle de Gonzo à l’ Amélie) et me réfugie au frais dans l’église, refuge des flammes de l’enfer comme du soleil estival. Une petite plage près du centre accueille les baigneurs, les bancs à l’ombre près de la voie ferrée sont occupés.  Une bande de jeunes se retrouve à une dizaine pour une échappée belle à  vélo vers la plage.  Rien de bien extraordinaire dans cette visite de la ville mais juste une petite sortie pour attendre la fin d’après –midi et le retour à Brescia. 

Photos de  l'Île du Cap Breton



Quelques    PHOTOS  en plus de la région du lac d'Iseo.





LA VIDEO DU SEJOUR

Pas de vidéo cette fois, juste un petit montage de photographies  ( 3 min 38)  avec en fond sonore Jovanotti "Viva la libertà" , chanson plusieurs fois entendue lors du séjour. 


CONCLUSION

Michela , Brescia

Je me souviens que les  Hautes Tatras en Slovaquie étaient  surnommées « les plus petites hautes montagnes du Monde ». Je peux dire que j’ai fait de ce séjour   l’un de mes  « meilleurs plus petits voyages ».

J’ai d’abord sauvé mon été de la paresse et de la routine, rompant le sort qui s’acharne sur ma volonté, tous les étés, quand il faut s’engager à partir.  Faiblesse de la volonté, acrasie estivale. J’ai pris sur moi pour décoller et cette petite victoire me permet de me regarder en face.  Juste 8 jours et pourtant tant à dire, et tant de choses partagées. Je ne peux m’empêcher de penser à mes cours de physique. La dilatation du temps est un phénomène fascinant. Observateur au repos, en mouvement.  On lit que la perception du temps serait aussi plus longue lorsqu’on apprend, lorsqu’on rencontre, lorsqu’on voyage car le cerveau doit assimiler des informations moins familières. Je ne peux que confirmer. Là est la voie que je veux suivre. Rajeunir ? Impossible  mais ralentir la perception, nous le pouvons. Je vois cela comme mon devoir.

Le Couchsurfing est une balise, elle m’a sauvé. Ce ne pouvait pas être un voyage solitaire, il me fallait vivre une expérience différente, totalement immergé dans la vie locale, sans rien attendre ni demander. J’ai suivi Michela, du Lac de Garde, au festival Nistoc, chez ses parents ou dans la montagne sans jamais dire non.  Je voulais suivre et ne plus diriger. Je ne voulais rien m’imposer, je voulais profiter, ne pas calculer, ne pas économiser, ne pas me contraindre et vivre de spontanéité. Là était mon seul plan, il n’était pas dans les sites à voir ou dans mes attentes. Je discutais avec deux français à la gare. 2 semaines en Italie, 3 jours ici, 4 jours à Verone, 2 jours là etc... Vivre chez les locaux ? «  oh non me disent-ils, on se sentirait prisonnier ». Leur prison est ma liberté et je savourais avec ma délectation  ma différence. J’ai passé mes vacances dans le Val Trompia, que l’on ne voit sur aucun guide, qui ne mérite aucune étoile. Mais le Guide Vert n’évalue pas l’émotion. Et ne note pas les personnes. Les étoiles ne sont pas dans les guides. 

LE  SEJOUR EN 5 COUPS DE COEUR :


-la ville ancienne de Brescia et ses monuments éclairés
-la montée au Monte Guglielmo  un dimanche
-le festival Nistoc pour du blues rock au-dessus du Lac d’Iseo
-la petite île de Monte Isola, sans voiture, et ses superbes paysages
-l’accueil de Michela et de sa famille


LE POUR : l’ambiance si particulière de l’Italie, le passé antique, la gastronomie, la proximité de la France,  les paysages lacustres, l’accueil des habitants

 

LE CONTRE : le prix des hôtels et des restaurants, la présence de touristes parfois, la canicule