TRAVERSEE DE LA CORSE PAR LE GR 20

La célèbre traversée de la Corse de Calenzana à Conca par le GR 20 réalisée en du 10 au 23 juillet 2000.
Nous étions quatre, Thierry , Max, Steph et moi , à vouloir faire une belle rando en France. Animés d'un esprit sportif (11 jours pour boucler le sentier) nous avons donc choisi le GR20, sensé être le plus dur. Le voyage, sans nos femmes, fut viril et reposant... pour les méninges. Peu de culture, de visites mais de la marche ...comme des forçats.
Le style du récit est très particulier. C'est simplement la manière dont je rédigeais mes notes à l'époque. Je choisis de le laisser fidèle à l'original.
Les photos sont scannées donc de qualités moyennes .

ITINERAIRE ET ORGANISATION

PERIODE :
Nous sommes partis en juillet. Pas forcément la meilleure saison: risques d'orages, sentiers fréquentés, chaleur,course pour avoir une place dans les refuges...En fait nous n'avons pas été trop dérangés par le climat...ni par le monde. Certes il faut partir très tôt pour avoir une place dans les dortoirs, certes il y a un peu de monde mais rien de gênant.
Le site de Méteo France pour plus d'informations.

NIVEAU:
Très facile à organiser. Prenez un billet de train pour Nice, embarquez dans un ferry, prenez un bus pour Calenzanna, mettez vos chaussures et c'est parti. Par contre il va falloir pas mal d'efforts pour arriver au bout. Nous avions décidés de ne faire qu'un ravitaillement à mi-chemin depuis Vizavonna. Je pense qu'aujourd'hui les refuges sont équipés pour nourrir les randonneurs ce qui permet une rando plus confortable. Les sacs étaient lourds et donc la randonnée difficile pour les petits gabarits...Techniquement rien de difficile. Même le célèbre cirque de la solitude se passe très bien.

HEBERGEMENT ET BUDGET (2000:
C'est vraiment un voyage pas cher. Les transports seront la seule grosse dépense du séjour.
Nous dormions à proximité des refuges dans nos sursacs, dans les refuges ou au bord du chemin (pas de tente) . Le budget hébergement était alors très correct. Pour la nourriture , nous avions des réserves de conserves dans les sacs. Peu agréable sur 12 jours mais pas cher. Aujourd'hui on peut se ravitailler bien plus qu'en 2000 je crois .
Il faut par contre prévoir un bon budget pour le matériel de montagne, c'est évident.

QUELQUES LIENS UTILES
Pour préparer et compléter ce voyage j'ai utilisé certains sites :
- des informations générales sur le sentier.

-le guide A travers la montagne Corse de la Fédération Française de Randonnée nous a été indispensable.

TRANSFERT POUR NICE

Jour 1:
Après un dernier préparatif (achat d'un sursac et du duvet de Stef à Intersport) Lucie nous amène à la garde d'Agen , lieu du départ. Le trajet en train ..grande aventure...avec sa rencontre avec 2 vendeurs de Ricard ,un futur prof de sport, ses lectures de l'Equipe et de la Dépéche(culture oblige) et le concours de pet avec Thierry (toujours vainqueur!). Belles vue sur Cannes. Vince a mal à la tub...Problème pour rejoindre les wc ( mec de Katmandou un peu louche).Arrivée à Nice où nous retrouvons Max . Repas Mac Do. Auberge de jeunesse complète, on cherche un hôtel dans Nice pendant 1h30 pour retourner sur nos pas et finir à l'hôtel "le Soleil" en face de la gare...Ce fût dur, tout étant complet. Nuit difficile à cause du bruit.

ARRIVEE A CALENZANA

Jour 2: Réveil 6h30. Douche( sauf Thierry...déjà dans le jus). Bus. Port de Nice. Chocolatines. Ferry à 8h30. Super bateau, partie de Uno, un peu de roulis . On mate les hollandaises. Sieste. Arrivée à Calvi vers 12h. Après la lecture de la météo et l'annonce de l'échec de Thierry au capes (ça casse l'ambiance) on décide de ne partir qu'à 19h au lieu de 14h. Plage (Stef se baigne). Beaucoup de vent. Courses au Super U. Repas sandwiches devant l'office de tourisme. Visite de la citadelle et partie de pétanque.19h: départ pour Calenzana dans un bus rempli de randonneurs. A Calenzanna on trouve de suite le bivouac sous un porche. Repas, soirée carte avec Marie et Anthony, 2 jeunes locaux. On nous offre le café après la repas. Bon moral, gros physique...Pas de problèmes. Chiure sur le GR. Coucher à 23h10.

LA RANDONNEE

Jour 3: Lever 6h30. Bonne nuit malgré la grosse transpiration dans les sursacs...peu adaptés à ce climat je crois. Une voisine nous propose le café. On achète des chocolatines et des pains aux raisins. Défilé de quelques randonneurs devant nous... dont 2 basques (à suivre). Temps pluvieux. Départ vers 7h30. Bon rythme, on redouble tout le monde. Thierry puis Stef s'échappent. Je reste avec Max. 2 coups de tonnerre: un peu de stress! On trace alors sans trop s'arrêter vers le refuge d'Ortu di Piobbu. On réserve nos lits, tout heureux. Repas dans la cuisine ( nouilles chinoises, pâté...). On est trempé. Il est 12h, l'horaire prévu est explosé. Discussions avec les GRistes sur les difficultés à venir. Puis sieste, lecture sur nos lits et UNO ( titi fera la vaisselle) . W-C nature. Le temps s'améliore . Beau coucher de soleil. Repas pâté et au lit à 21h!

Jour 4: Nuit agitée, ronflement ( Thierry qui s'énerve). On n'entend pas ( ou ne veut-on pas entendre?) le réveil de 5h. Lever 6h.Tout le monde est déjà levé ( ou presque). Petit déjeuner au refuge. Départ 6h30.On rattrape tout le monde. Arrivée au col (2000m),vue impressionnante sur le massif du Cinto et sur la mer ( Calvi). Un choucas me fait dessus...Relief austère, traverses, petite escalade ( niveau 4 selon Max). Arrivée au col d'Inuminata ( 2000m). Descente casse pattes vers le refuge de Carrozzu (1270 m). Très beau, en bois. Wc turcs essayés par titi et vince. La charmante gardienne nous refroidit pour la suite d'autant que les cuisses font déjà mal. Les basques nous rejoignent. Malgré une faible menace nuageuse on repart vers le refuge d'Asco ( après le repas). Passage de la passerelle ( assez impressionnant) puis grosse montée sur les dalles, on pioche. Au moral on atteint les lacs de la Muvrella puis le col. Redescente puis remontée ( la brume monte). Descente raide vers le refuge . Max et Vince on du mal à garder l'équilibre, final chaud. Une mamie locale nous invite à boire de la grenadine ( on refuse le Ricard). Sympa:"il est mort jeune, il était fatigué" comme dit le vieux corse malade. On va direct au gîte. Il est environ 17h. En bref, 2 étapes en 10 h30 , arrêts compris. On fait les courses ( chères), douche , lessive, glande. Les basques arrivent après aussi fatigués (surtout Txomin). Repas pâtes avec eux, bonne soupe au lard. Galère pour téléphoner, longue queue dans le bar. Au lit vers 22h, mal aux jambes .

Jour 5: Levé 6h20.Assez fatigués. Petit déjeuner moyen. Départ le long de la piste de ski. Rythme assez lent. Du monde et du vent. Arrivée au cirque de la solitude. "Dantesque" avec le vent et la brume. Queue pour descendre et remonter le cirque. Chute de pierre sur le versant opposé lors de notre montée assez impressionnante. Vent froid au sommet. Redescente vers le refuge de Tighjettu ( 1680 m). Vu le temps, on préfère y rester dormir. Brume. Beaucoup de monde: scouts, italiens. Grosse partie de UNO. Discussion sur la bouffe...que l'on n'a pas...Chasse visuelle des mouflons...Repas vers 20h. Trois jeunes femmes ayant pitié nous refilent des pâtes au thon. Au lit , les derniers, vers 22h.

Jour 6: Levés les derniers vers 6h30. La nuit fut cool, sauf pour Thierry, entouré de ronfleurs. Tempête de vent dans la nuit ( pauvres scouts dehors). Départ vers 7h30 avec finalement un assez beau temps. Descente vers les bergeries de Ballone puis vers un col très joli. Arrivée au refuge de Cutullu di mori (2000m). Très beau site et très beau sentier. On dirait enfin de la rando classique genre Pyrénnées ou Massif central. Descente tranquille vers les cascades de Radule (1300m). Montée vers le col de Verghio. Stop en trois groupes: les basques, Stef et Max, Thierry et moi. Les deux premiers groupes n'ont eu aucune difficulté alors que Thierry et moi...Peu de voitures ou voitures pleines, les nuages arrivant on commence à descendre ( environ 2km). Puis on essaye séparément pour finalement être pris ensemble à l'arrière d'une jeep décapotable. Arrivée à Evisa, on fait un max de courses. Je rends visite aux Ceccaldi qui m'offrent l'apéro et un saucisson de leur cousin. Soirée au gîte d'Evisa. On se planque pour faire la lessive dans les éviers puis bonne douche. L'accueil y est moyen, Stef et moi se faisant gerber par la mamie ( un peu comme on s'est fait gerber par le vieux devant la mairie: "qui vous a donner l'autorisation de stationner devant la mairie?!"). Repas pâtes avec les restes du repas des autres pensionnaires. Enfin un vrai repas. Puis téléphone et match de rugby à la télé pour Stef, Thierry et les basques. Un car de filles arrive vers 22h...pas de bol on n'a qu'un couple et leurs enfants avec nous.
On leur demande à quelle heure ils se lèvent, ils répondent 7h pour faire de l'humour ? Malheureusement pour eux ils n'auront pas de grasse matinée...

Jour 7: Levé 6h. C'est dur pour tout le monde. On rêve devant le petit déjeuner des pensionnaires, Stef leur pique un peu de confiture...On part vers les 7h. On commence le stop devant la mairie d'Evisa avec Max alors que les basques, Stef et Thierry partent devant. Il n'y a personne par ce beau dimanche matin, les gens restent au lit, ils sont "fatigués". On est les premiers pris par un américain de New York, au bout de 2h. On arrive à Castel di Verghio où les autre arrivent après quelques temps. Départ vers 10h du pied des pistes de ski ( cochons, vaches...). Montée tranquille dans une superbe forêt vers le col St-Pierre (1452m). Beaucoup de monde aujourd'hui ( camp d'ados). Très beau temps. Montée vers un col puis descente vers le lac de Nino. On y mange. Le temps devient menaçant. " ce ne sont que des nuages d'altitude " dis-je à Stef, comme toujours avant la pluie. On décampe rapidement. Thierry qui a mal au genou, reste avec les basques. On trace sans s'arrêter vers le refuge de Manganu...sous la pluie avec le poncho. Refuge complet mais le gardien dit que l'on pourra s'arranger...On joue, comme d'habitude, la vaisselle au UNO en 600 points. Puis problème, le gardien , un extrémiste, nous annonce que cela n'est plus possible. Heureusement les basques nous sauvent en discutant " entre indépendantistes" avec lui. 55 frs et on dort dans la cuisine. Puis on zone et mange: purée, thon, ananas. Le beau temps arrive mais quel froid. Puis on réfléchit bien sur l'étape de demain: doublée ou pas? Vers 22 h on aménage la salle à manger pour dormir. Consigne: se lever avant les autres demain.

Jour 8: Très bonne nuit mais trop courte ( levé 5h 15). Départ à 6h05. Les alentours du refuge sont encore givrés! Superbe montée vers la brèche de Capitellu. Descente , vue sur les lacs de Melo et de Capitellu. On remarque les marques de la course des lacs. Thierry souffre du genou, rythme assez lent. Arrivée au refuge de Petra Piana vers 12h. Nous sommes les premiers. Repas au refuge et partie de uno. Concours de pet ( refuge puis descente). Descente dure vers la passerelle. Arrêt dans la superbe forêt près du ruisseau . Arrivée à la passerelle , petite, on est déçus , après le passage à la bergerie de Tolla ( très beau, ânes ). Baignade de Stef et Max dans l'eau glacée. Puis recherche d'un bivouac dans la montée vers l'Onda . Nul, aucun endroit. On arrive à l'aire de bivouac du refuge , clôturée pour éviter les cochons. Préparation du bivouac ( fil+ couverture de survie+sursac) aves Stef. Thierry et Max dormiront à côté. Repas au réchaud. Il fait beau mais froid. Toute la journée avec les basques. Au lit vers 22h.

Jour 9: Assez mauvaise nuit. Départ vers les crêtes de muratellu par une longue montée régulière. Au sommet, par un geste symbolique Stef plante son bâton dans un cairn. Puis longue descente vers Vizzavona ( "Pizza bona!!).Arrêt pour manger au bord du ruisseau, un peu avant la cascade des anglais. Eau très froide ( Stef et moi se baignons...). Lessive. Thierry et moi marchons en slip de bain. Terrain plat et roulant avant Vizzavona, beaucoup de touristes. Nous sommes déçus par la taille très réduite de ce village. Stef et Max réservent le gîte ( 75 frs) et se douchent. Nous dormirons , Thierry et moi avec les basques, près de la voie ferrée dans un superbe endroit. On glande, bavant devant les touristes mangeant leurs glaces. On commence les courses: hors de prix... On décide alors de modifier notre parcours en choisissant une variante vers Ghisoni le lendemain. Puis les basques et d'autres rentrent de Corte avec le plein de bouffe pas chère. Nous décidons d'y envoyer Thierry et moi demain ( car il est trop tard aujourd'hui). Soirée glande, on joue les biscuits au UNO. Couchés vers 22h.

Jour 10: Levé 7h30 après une bonne nuit étoilé. Nous partons pour Corte par un petit train sympa à travers la montagne. Arrivé là-bas je me jette à la boulangerie. Puis on fait les courses au Casino. Quelle profusion de nourriture! On en prend pour 400 frs. Le retour s'effectue dans un train bondé, à l'avant, avec du retard. On retrouve Stef et Max qui, après une bonne nuit dans un lit ,ont glandé au café. On mange assez rapidement puis on repart lentement. Longue montée roulante dans le cagnard (12h30). Route assez monotone dans la forêt. Rude montée avant la station de ski de Ghisoni. On s'y arrête un peu. Des gens nous annoncent que les basques sont passés il y a 2 heures. Ils sont très étonnés lorsqu'ils nous voient repartir vers le col de Verdé, il est 18h.Thierry a explosé sa semelle, je commence à avoir des ampoules. Il s'en suit un sprint, mené par Stef ("il faut arriver avant la nuit"). On y arrive vers 21h30, les basques sont là. On s'est fait aujourd'hui un bon record de vitesse. Dur, dur. Repas à la frontale ( pastèque offerte par un type) .Bivouac sous les arbres, les sacs surveillés par crainte des cochons. Coucher vers 22h40.

Jour 11:On déjeune tous sur une belle table, près du bivouac. Lessive dans le torrent, on prend son temps. Départ vers 9h30. montée tranquille( beaucoup de pauses) vers le refuge de Prati. Sprint avec Thierry, Stef simule une légère hypoglycémie. Arrivée au refuge , beau site. On y mange 1 kg de pâtes, énorme. Montée vers la Punta della Cappella. Très belles crêtes, vue sur la mer. Arrivée au col de Laparo, joli bivouac. Flegme générale. Montée assez dure puis descente vers le refuge d'Uscioluoù l'on dort. Douche froide,site assez moyen. Les savoyards nous rejoignent, crevés. Repas pâtes-thon-uno. Bonne rigolade. Coucher vers 22h.

Jour 12: Lever 6h30. Bonne nuit. Départ 8 h. Longue marche sur les crêtes. Descente dans le cagnard. Fatigue générale. Montée vers l'Incudine. Au sommet, sprint avec Thierry et Stef, vexés d'avoir été doublés par deux types qui nous ont pris de haut. On les déposera. Vue très bouchée. Thierry et moi décidons d'y rester un peu plus (1h) , histoire d'attendre l'éclaircie. Harmonicas, pets. Quelques grosses gouttes pendant la descente. Thierry s'arrache sa deuxième semelle. On speede dans la descente pour éviter la pluie. Arrivée au refuge de l'Asinau. On y retrouve les autres. On repart, malgré les conseils du gardien, malgré la fatigue et le temps. Succession de descentes et de montées pas prévues jusqu'au bivouac. Thierry regrette de ne pas prendre la variante alpine. On trouve un bon bivouac entre deus sources, 2 h après le refuge. Partie de UNO. On mange le saucisson Ceccaldi. Tous au lit vers 22h, j'ai les pieds pourris!

Jour 13: Pas très bonne nuit ( pente, moustiques, lune). Réveil 7h25. Départ 8h50 . Flegme et chaleur. Arrivée à Bavella . Lessive. Descente puis remontée vers le refuge di Patiri (1655m). On y mange ( paté-saucisson). Très beau. On repart en plein cagnard vers Conca. Bonne ambiance. Terrain assez facile et belles vue sur la mer. On aperçoit une femelle mouflon. Jérome et Txomin se font piquer par une guêpe anti-basque! Belle descente vers Conca. On savoure en prenant notre temps. Photo souvenir devant le panneau de la ville. Discussion avec un basque sur le GR 20. Pot de la victoire chez Paulo.1 bière + 1 bière = on est bien gai. Thierry tire sa clope et raconte des choses intimes ( "une erreur de placement"). Bonne rigolade, on achète la bouffe puis on repart vers 20h , vers Ste Lucie en 3 groupes de 2 pour tenter le stop. Pas grand monde, on marche 6 kms! Puis on cherche où manger et dormir près du stade municipal: bien glauque comme dernier bivouac! Au lit vers 22h.

LE RETOUR

Jour 14: Lever 6h. Nuit pas terrible. On part en 3 groupes pour stopper vers ​ Porto Vecchio. Stef et Max partent devant puis on part avec les basques dans un van avec un couple de suisses. Visite de la ville. Achat de charcuterie et de fruits. Stef, qui a des parasites, va se doucher et faire sa lessive. Repas sandwiches. Deux tournées au café avec les basques et de bonnes glaces. Vers 16h on quitte les basques et on se dirige vers le port. Suspense pour les billets, on n'en a pas et nous sommes sur liste supplémentaire. Finalement, grâce à une petite gueulante de Stef ,on en obtient juste avant le départ. Ouf!!! On n'aurait pas aimé bivouaquer une nuit de plus. Vers 18 h on quitte le port avec le Monte d'Oro. Longue traversée le long de la côte, passage près de la Sardaigne. Repas sur le pont puis grosse partie de UNO pour gagner les cafés. Thierry et moi perdons dans la douleur. Bonne nuit dans la salle télé sur des sièges très confortables. Bercés par le roulis nous nous réveillons en vue de Marseille. Nous prenons le premier train pour Agen. Dernière partie de UNO: Thierry et moi devons se manger la ration de l'armée! Long arrêt du train: un type s'est suicidé sur la voie! On arrive avec beaucoup de retard. Lucie m'attend et voit arriver un ours! Retour sur Villeneuve.

Quelques photos...La qualité n'est pas terrible car elles sont scannées ...veuillez m'excuser pour mon retard technologique ..mais c'était en 2000 alors...
Cliquer sur les photos pour agrandir .


Plus de photos...


CONCLUSION





​Un très bon moment et de très bons souvenirs. Mélangeant l'effort et la rigolade, les paysages et une gastronomie riche et variée, ce voyage reste comme un très bon "souvenir de potes" et un bon défi sportif.
Il semble que le confort sur le GR augmente au fil des ans et que le ravitaillement n'est plus un problème. Les puristes vont encore râler, à vous de voir si vous tentez l' "aventure".

LE POUR: les paysages, l'ambiance entre nous, l'effort et le défi physique, la sécurité et le budget.

LE CONTRE: le poids du sac, la nourriture et la course pour avoir une place en refuge.